© 2025 Le Lombard
- Titre(s) : La Porte du diable
- Scénariste(s) : Corbeyran
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Roman Surzhenko
- Editeur(s) : Le Lombard
- Parution : Juin 2025
- Prix : 15,95 €
- EAN : 9782808216036
Ray Ringo se rend spécialement à New York pour signifier en personne à son ami Gus puis à son patron, M. Fargo, qu’il démissionne. Il ne cautionne pas le fait que la Wells-Fargo fasse des économies au détriment de la sécurité des conducteurs et des voyageurs. Cependant, Gus le convainc de réaliser une dernière mission grâce à un argument qui arrive par télégramme pendant leur repas. Lean, la fiancée de Ray, qui devait le rejoindre à New York pour leur mariage, a été blessée lors de l’attaque de la diligence qu’elle conduisait. Le docteur qui s’est occupé d’elle lui a interdit tout transport et elle est immobilisée à Independance Rock, une aubaine car la diligence que Gus veut que Ray convoie de Rapid City à Carson City doit passer par là. Sur place, Ray trouve le relais en cendres et des cadavres jonchent le sol. Mais aucune trace de Lean ! Par chance, un homme a survécu et donne de précieuses indications au conducteur, qui se lance dans une course poursuite le menant à la Porte du diable, sur les traces de l’outlaw Rattlesnake Dick !
Lorsque l’un des meilleurs scénaristes du circuit offre un nouveau terrain de jeux à un dessinateur au talent monstrueux en ressuscitant un héros créé par une légende de la bande dessinée, cela aboutit à un résultat assez exceptionnel. Corbeyran (Exsangue) offre un nouveau souffle à Ray Ringo, le personnage créé par William Vance, en reprenant tel un clin d’œil le premier titre de la série qui sera changé par la suite et deviendra Ringo. Le scénariste propose pour ce premier tome de diptyque une aventure typique, reprenant les canons du western, et très plaisante, où sont abordés des thèmes assez contemporains : les restrictions du personnel à la Wells-Fargo qui contribuent à la détérioration de la sécurité des voyageurs mais aussi et surtout, les relations incestueuses, ici au sein de la communauté des mormons à propos de laquelle l’auteur nous apporte quelques informations. Cet univers est aux antipodes de celui qui a fait connaître Roman Surzhenko, pour qui reprendre un personnage mythique est loin de faire peur comme nous avons pu le constater à maintes reprises avec Thorgal. Ici aussi, la patte personnelle du dessinateur russe est bien présente et apporte un plus tout en respectant l’essence originelle.
Un premier tome très réussi qui suscite un très fort intérêt pour sa suite.
Stéphane Girardot

















Réagissez !
Pas de réponses à “Ray Ringo #1”