© 2025 Le Lombard
- Titre(s) : Le Sang du Drac
- Scénariste(s) : Cédric Mayen
- Dessinateur(s) : Pietrantonio Bruno
- Coloriste(s) : Axel Gonzalbo
- Editeur(s) : Le Lombard
- Parution : Mai 2025
- Prix : 16,45 €
- EAN : 9782808213912
Ulrich, sous son vrai visage de mort-vivant, ramène Tano jusqu’à la demeure de son maître après l’avoir surpris alors qu’il s’enfuyait des décombres de la muraille ouest de Brenhaven. C’est d’ailleurs ce que raconte le capitaine elfe venu faire une révélation à Klaus concernant son fils et La Flèche. À l’issue de leur entretien, les deux hommes scellent un accord non sans risques pour l’un et pour l’autre car Ainulaurïe cache un lourd secret pour lequel elle est prête à éradiquer toute la population de Brenhaven. Dans le bois de l’Iffrais, Helmfried se prépare à l’affrontement inévitable qui doit avoir lieu avec les troupes elfiques garantes de la Pax Elfica. Au même moment, à l’Auberge de l’épée, Morrigan, Rosa Maggiere, Klaus et Bvorn découvrent qu’Ulrich était en fait un nécro et qu’il les avait tous trompés. C’est au temple du Serpent, où la mère de Tano est morte, qu’on le retrouve avec le jeune homme qui lui raconte son histoire avant qu’il ne rencontre son maître le Drac !
Ce deuxième volet de Pax Elfica aborde des sujets plus intimistes que le précédent tout en continuant la complexification du maillage géopolitique de Brenhaven. Ainsi Cédric Mayen (Le Mystère du Col de Dyaltov) développe l’histoire d’Urlich et met en évidence une caractérisation du personnage qui oscille entre le Bien et le Mal. Le scénariste dévoile également qui est son maître, le Drac, ce qui appuie avec fermeté les côtés fantasy et fantastique du récit. En effet, les circonstances de la renaissance du dragon ont des conséquences assez inattendues. Si le sujet très contemporain des réfugiés oppressés et subissant des expériences de la part de l’occupant (parallèle parfait avec la Seconde Guerre Mondiale) est bien présent avec les Ifriers pris en charge par Klaus avec l’aide de Tharivel, les manigances d’Ainulaurie, ainsi que son lourd secret, sont un peu plus dévoilés. Cela augmente une tension dramatique déjà bien élevée avec le combat qui se profile à l’orée du bois de l’Iffrais. C’est une manne pour Pietrantonio Bruno qui réalise une prestation à la hauteur des enjeux de cette adaptation du jeu de rôle high fantasy éponyme créé par Claude Guéant. Le dessinateur transalpin capte d’emblée l’attention avec des couvertures très cinématographique qui ne sont pas sans rappeler les affiches du Seigneur des Anneaux, une prestation léchée parfaitement exacerbée par la belle mise en couleurs d’Axel Gonzalbo.
Après ce très bon deuxième tome, le final promet d’être un moment très haut en couleur !
Stéphane Girardot

















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