© 2025 Dargaud
- Titre(s) : Les Animas
- Scénariste(s) : Fred Duval
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Philippe Scoffoni
- Editeur(s) : Dargaud
- Parution : Avril 2025
- Prix : 17,50 €
- EAN : 9782205206425
Blanche, l’héritière de Cocto Citadelle, doit impérativement retourner au plus vite à la cité, sous peine de voir son oncle, le marquis des Aulnes, vendre le territoire au plus offrant. Trois émissaires étrangers sont d’ailleurs déjà sur place, prêts à rafler la mise et étendre leurs possessions. Le traître, qui compte bien s’enrichir avant de s’enfuir, a lancé des tueurs sur la piste de sa nièce pour s’assurer qu’elle ne revienne pas. Heureusement, son père a pris les devants en engageant un protecteur pour Blanche, capable de la ramener saine et sauve de l’inquiétante NeoForest…
« Vous connaissez cette forêt mieux que quiconque et mon père vous en a interdit l’accès… Cela fait de vous à mes yeux une personne sympathique. »
En devant si rapidement conclure son récit d’anticipation, Fred Duval ne peut pas éviter les écueils d’une histoire aussi comprimée, bien que passionnante et pleine d’éléments qui auraient donné envie d’en voir davantage. Cette France post-apocalyptique, mélange d’influences médiévales et de vestiges technologiques, fortement tournée vers la vénération d’une nature pourtant hostile car douée de conscience, est un terrain de jeu fabuleux qu’on ne fait hélas que traverser sans avoir le temps de bien admirer ses moindres atouts. C’est d’autant plus regrettable que l’intrigue de fond est assez mince, avec cette bataille pour une succession dont les rebondissements sont plutôt prévisibles, et que le scénariste n’est jamais aussi épatant que lorsqu’on lui laisse le temps de développer ses univers, Renaissance en étant l’un des plus beaux exemples. La principale satisfaction vient donc du dessin de Philippe Scoffoni, toujours aussi magnifique et inspiré dans ses trouvailles. La qualité de son trait et la justesse de ses couleurs donnent une véritable personnalité à cette trop courte série.
Une fin trop hâtive raccourcissant un voyage qui aurait mérité de se prolonger.
Arnaud Gueury












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