© 2025 Le Lombard
- Titre(s) : Ozez, Joséphine
- Scénariste(s) : Nicolas Juncker
- Dessinateur(s) : Simon Spruyt
- Coloriste(s) : Léa Chrétien
- Editeur(s) : Le Lombard
- Parution : Février 2025
- Prix : 17,45 €
- EAN : 9782808213660
10 mai 1796, Lodi, Italie. Autant pour se débarrasser d’un associé maladroit et gênant que pour lui sauver la mise, Danton trouve une petite place au dragon Dragon dans l’armée d’Italie sous les ordres du jeune et prometteur général d’origine corse Napoléon Bonaparte, qui a pour mission de libérer les Italiens des Autrichiens. Encore une fois, le couard et queutard Pierre-Marie se retrouve bien malgré lui sur le devant de la scène et, par le plus grand des hasards, contribue à ce que Bonaparte entre triomphant dans la ville de Milan. Loin de vouloir aller plus avant dans les conflits, une rencontre avec le peintre Antoine-Jean Gros lui donne l’opportunité de tout changer et, mieux, d’atteindre la postérité en laissant une trace durable dans l’Histoire à travers ses œuvres en tant que modèle. Cela lui permet aussi d’être au plus près de Bonaparte et de son épouse, qui ne le laisse pas indifférent. Ainsi le dragon ambitionne d’obtenir une place de choix aux côtés du général et surtout d’être l’amant de la charmante Joséphine. Un plan parfait pour l’avenir… si tout se passe bien, ce qui est loin d’être le cas ! En effet, la tâche est ardue pour Dragon car un certain Hippolyte Charles, capitaine de l’État-Major, se dresse entre lui et son objectif, et certaines de ses casseroles refont surface.
« Osez, osez Joséphine. Plus rien n’s’oppose à la nuit. Rien ne justifie. » Nicolas Juncker (Un général, des généraux) développe, derrière ce titre très évocateur comme vous pouvez le constater en introduction de cet article, un récit où exactitude historique (les batailles du pont de Lodi et du pont d’Arcole font partie du déroulé) et humour se marient une nouvelle fois à merveille pour réécrire un pan de l’Histoire française, une page de la République plus précisément. Quel génie de faire se croiser Napoléon Bonaparte, l’un des plus grands généraux de l’armée française, son épouse Joséphine de Beauharnais et le dragon Pierre-Marie Dragon ! Une rencontre sur le champ de bataille pour l’un dans des circonstances assez rocambolesques et dans les salons du palais Serbelloni de Milan pour l’autre au travers des toiles du peintre Antoine-Jean Gros d‘abord, puis en nature. Inutile de préciser que ce travail de critique historique réalisé par le scénariste est franchement très très drôle et le prologue qui explique pourquoi il n’y aura pas de quatrième opus des Mémoires du dragon Dragon est tout bonnement jouissif et tellement bien trouvé ! Les dessins et les couleurs de Simon Spruyt (Le Tambour de la Moskova) sont ici très expressifs. De plus, le dessinateur ne s’encombre guère de détails documentaires et va à l’essentiel avec un sens des ambiances et du burlesque des plus efficaces.
Une conclusion haute en couleur pour une série qui l’est tout autant !
Stéphane Girardot













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