© 2025 Editions Delcourt
- Titre(s) : Jeanne, première reine
- Scénariste(s) : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau
- Dessinateur(s) : Siniša Radović & Marco Bianchini
- Coloriste(s) : Jean-Paul Fernandez
- Couverture : Nicolas Siner
- Editeur(s) : Delcourt
- Collection : Neopolis
- Parution : Avril 2025
- Prix : 15,95 €
- EAN : 9782413024101
Mai 1431. Après avoir bouleversé le royaume de France et insufflé un nouvel élan contre l’ennemi anglais, Jeanne d’Arc a été capturée et son procès n’est destiné qu’à la pousser à se renier. Quoi qu’il en soit, le verdict est connu d’avance. Abandonné par son roi et ses compagnons, Jeanne attend d’aller au bûcher. Mais Gilles de Rais n’a pas renoncé et procède à une substitution audacieuse qui lui permet d’exfiltrer la Pucelle pendant qu’une autre subira son châtiment. Son idée n’est pas juste de la sauver mais de l’imposer sur le trône et de chasser définitivement les Anglais du pays…
« C’est une folie, Gilles, tu n’as pas la moindre idée de ce que tu es en train de faire!
– N’était-ce pas moins folie que d’imaginer qu’une bergère allait libérer la France? »
En une quinzaine d’années et plus de cinquante tomes, la série Jour J a laissé une trace qui, si elle a un peu faibli au fil du temps, aura livré les plus épatantes uchronies d’un genre alors en plein boum. L’intérêt pour ces histories alternatives s’est peut-être un peu émoussé depuis, mais Fred Duval et Jean-Pierre Pécau ont cumulé les scénarios pleins d’inventivité, de recherches et de réflexions autour de sujets historiques et de personnages hors normes. Suivant ses goûts et ses attentes, chaque lecteur retiendra des projets différents mais, lorsqu’on se penche sur les thèmes abordés et la galerie d’auteurs impliqués, cela donne le vertige ! On pouvait même penser que l’aventure durerait encore, tant tout est possible avec une telle idée de base, mais ce tome 52 marque bien la fin du parcours. Le scénariste rouennais Fred Duval conclut donc sur un événement lié pour l’éternité à sa ville, à savoir la mort de Jeanne d’Arc. Si le récit débute bien et semble s’accélérer un peu trop dans la seconde partie, comme s’il fallait abréger, la promesse du titre et de la couverture n’est pas vraiment tenue. La transition entre deux dessinateurs, perceptible mais pas choquante, donne également le sentiment que le résultat final n’est pas celui que les auteurs avaient initialement en tête. Qu’importe sa genèse, cette uchronie fonctionne à nouveau et vient rejoindre une épatante succession d’idées fabuleuses.
La fin d’une longue et spectaculaire série.
Arnaud Gueury







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