- Titre(s) : La Ligne de vie
- Scénariste(s) : Juan Díaz Canales
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Rubén Pellejero
- Editeur(s) : Casterman
- Parution : Octobre 2024
- Prix : 17,00 €
- EAN : 9782203276475
1928, Mexique. Corto Maltese vient de peindre le nom du bateau qu’il vient de rénover et qui le laisse sans économies : La Niña de Gibraltar, un hommage à sa mère que Bouche Dorée ne manque pas de lui faire remarquer. Et cette vieille connaissance n’est pas là par hasard ! Elle est venue payer ses dettes, avec les intérêts, en contrepartie d’un travail facile et rentable pour tous. Corto doit négocier un lot d’objets en jade auprès d’un archéologue sans scrupules, Edward Herbert Thompson, qui pille depuis des années la cité maya de Chichén Itzá. Ainsi, Bouche Dorée pourra vendre celui-ci à deux ou trois milliardaires chinois prêts à payer une fortune pour cette collection. Comme souvent, rien n’est aussi simple que prévu. De fait, le marin aventurier se retrouve bien malgré lui mêlé au soulèvement des Cristeros contre les lois anticléricales, et il croise une nouvelle fois la route de Raspoutine et de Moira Banshee O’Dannan, la révolutionnaire irlandaise, qui sont là pour aider les paysans contre l’armée fédérale.
Pour ce dix-septième tome de Corto Maltese, le cinquième sous sa plume, Juan Díaz Canales (Judee Sill) situe l’action au Mexique en pleine guerre des Cristeros à laquelle le marin aventurier se retrouve mêlé alors qu’il mène une “mission” pour Bouche Dorée. Le scénariste ibérique nous régale une nouvelle fois avec un récit qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la série créée par Hugo Pratt. En y invitant des protagonistes de précédents épisodes, Bouche Dorée, Moira Banshee O’Dannan ou encore Raspoutine, l’auteur montre sa maîtrise de l’univers et ne boude pas son plaisir d’y apporter sa touche personnelle avec des coups de théâtre bien sentis et de nouvelles têtes comme le journaliste de Paris Soir Yann Rêveur. L’anecdote à propos de Charles Lindbergh et sa visite chez sa belle-famille à Mexico est finement placée. Cette réussite totale est partagée avec son compère et compatriote Rubén Pellejero (Les Futurs de Liu Cixin) qui illustre à la perfection ce nouvel opus. Après cinq albums, le dessinateur tient le personnage de Corto Maltese et apporte toute sa sensibilité de trait couplée à une subtile et chatoyante mise en couleurs. Comme précédemment, une version noir & blanc (25€) et une édition de luxe (150€) sont prévues pour une sortie simultanée avec la version classique.
Les auteurs sont encore une fois au rendez-vous et nous offre une aventure de Corto Maltese comme nous les aimons !
Stéphane Girardot
















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