© 2025 Bamboo Edition
- Titre(s) : Bordeaux Shanghai
- Scénariste(s) : Mark Eacersall
- Dessinatrice(s) - Coloriste(s) : Amélie Causse
- Editeur(s) : Bamboo
- Collection : Grand Angle
- Parution : Septembre 2025
- Prix : 24,90 €
- EAN : 9791041111084
Wei Zeng est le fils d’un millionnaire chinois. Il accumule les bêtises de jeunesse et fait honte à son père, tout en essayant de lui soutirer de l’argent. Bon gré mal gré, et surtout depuis le décès de sa mère, le papa cède à ses caprices et lui pardonne. Mais quand il apprend qu’il a perdu 100 000 yuans au casino, c’est la goutte de vin qui fait déborder le pichet ! L’enfant gâté est envoyé en France pour s’occuper d’un domaine bordelais acheté depuis peu. S’attendant à des moments difficiles, d’autant qu’il préfère largement le surf au vin, dont il ne connaît rien, tout va changer lorsqu’il va rencontrer Lola, l’œnologue du domaine. Charmé, il va se mettre en quête d’apprendre. Gambeï !
En évitant l’écueil d’un choc des cultures trop caricatural, Mark Eacersall livre un scénario très convaincant sur un jeune gosse de riche qui apprend à connaître le vin et l’amour en prenant son temps. C’est bien là l’essentiel d’une histoire qui, en filigrane, aborde aussi l’authentique sujet de la vague d’investissements chinois qui a frappé le vignoble girondin entre 2008 et 2018. Ce parcours initiatique est très plaisant à suivre car il s’accompagne d’un humour, de situation en particulier, souvent très réussi. Le flirt engendre des réactions exagérées et c’est pour le coup un peu cliché, mais on ne demandait pas à cette histoire de révolutionner le genre. On pardonne d’autant plus aisément les quelques défauts que l’intrigue est remplie de bonnes idées et que le milieu viticole est assez bien campé. Amélie Causse, de son côté, participe de beaucoup à créer une ambiance réussie, d’abord par ses belles couleurs qui s’adaptent bien à la saisonnalité du vignoble, ensuite par son trait doux et détaillé, nous baladant dans les chais et les parcelles avec un talent certain, qui ne faiblit pas sur plus de 200 pages. Le format est en effet très généreux, on ne se limite pas à une bouteille mais à un jéroboam, sinon un mathusalem.
Une romance feel good dans un cadre viticole agréable.
Nicolas Raduget







Réagissez !
Pas de réponses à “Bordeaux Shanghai”