© 2024 Urban Comics
- Titre(s) : Tome 1
- Scénariste(s) : James Tynion IV
- Dessinateur(s) : Fernando Blanco
- Coloriste(s) : Jordie Bellaire
- Editeur(s) : Urban Comics
- Collection : Urban Indies
- Parution : Octobre 2024
- Prix : 18,00 €
- EAN : 9791026825920
Alors qu’en Pennsylvanie un adolescent vient de perpétrer une série de crimes sordides dans son voisinage, un richissime prodige de la tech reprend contact avec son ancien groupe d’étudiants. Vingt-cinq ans plus tôt, Gabriel Winter avait en effet découvert l’Undernet, une interface secrète poussant à la folie ceux qui la consultent. Après l’avoir bloquée un temps, il est conscient que quelqu’un a rouvert l’accès, menaçant le monde tout entier. Avec ses amis, il va devoir aplanir les rancunes et renoué les liens pour s’attaquer au phénomène, même s’il est sans doute déjà trop tard…
« Tu m’as l’air étrangement calme. Est-ce que tu te rappelles ce qui s’est passé la dernière fois?
– J’y pense chaque jour que Dieu fait depuis mes dix-huit ans. Je suis terrifié. Mais je refuse de me retrouver pris au dépourvu. »
La série démarre comme un bon petit thriller, plein de meurtres, de personnages dépassés par les événements, de flics étranges, dans une ambiance poisseuse loin des grandes villes. Habile mais classique, jusqu’à ce que James Tynion IV donne une véritable personnalité à w0rldtr33, par l’intermédiaire de protagonistes attachants, liés par un serment comme on pourrait en retrouver dans un livre de Stephen King, et d’un méchant invisible dont il est constamment rappelé qu’il pourrait déjà avoir gagné la partie. Par quelques flashbacks et flashforwards, ce sentiment d’insécurité constant donne une tonalité très pessimiste à l’œuvre, qui fait craindre pour le destin des héros à tout instant. Par son ton désespéré et profondément humain, ce titre se démarque de la production habituelle et offre une sacrée dose de frissons. Cette volonté de casser les codes se ressent également dans l’aspect graphique, Fernando Blanco, soutenu par la colorisation toujours parfaite de Jordie Bellaire, dont on ne soulignera jamais assez l’apport, optant pour une multitude de petites cases. Allant souvent jusqu’à douze par planches, ce qui est énorme pour un format comics assez petit, cela oblige à un petit effort de lecture mais cela permet de bien découper les actions et d’appuyer les dialogues.
Une série qui ne touchera sans doute pas tous les lecteurs mais impose une patte indéniable.
Arnaud Gueury







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