© Le Lombard, 2026
- Titre(s) : Rome
- Scénariste(s) : Vincent Brugeas & Emmanuel Herzet
- Dessinateur(s) : Benoît Dellac
- Coloriste(s) : Denis Béchu
- Editeur(s) : Le Lombard
- Parution : Août 2026
- Prix : 16,45 €
- EAN : 9782808215008
Rome, Colisée. Les « Frères Furieux » assistent au dernier combat des deux gladiateurs dont ils pourraient prendre la place. Cependant, l’esprit de Sutura n’est pas complètement au spectacle car il est profondément affecté par la disparition de Titia qu’ils ont abandonnée et laissée pour morte. Et face à cela, Lento est complètement impuissant. De son côté, Coré offre ses services au chef suprême de la pègre romaine afin d’éliminer son rival Varius et mettre la main sur la totalité des bas-fonds de Varenne. Contre toute attente, Attilius, « Le Légionnaire », refait surface et revient d’entre les morts pour régler ses comptes. Le premier à faire les frais de cette vengeance est Varius qu’il élimine sans sourciller. Ainsi, il peut libérer Titia que ce dernier retenait captive avec l’accord de Coré. Titia est donc bien vivante et insiste pour accompagner Attilius à Rome afin de s’occuper de Coré. Mais l’improbable duo sait que la tâche ne sera pas facile car leur cible est protégée dans le palais de son associé qui est aussi l’ancien employeur du « Légionnaire » ! Titia décide de demander de l’aide aux « Frères Furieux ». Les gladiateurs prendront-ils le risque de tout perdre pour elle ?
Rome conclut avec panache la trilogie écrite à quatre mains par Vincent Brugeas et Emmanuel Herzet. Ainsi, les scénaristes proposent un final des plus satisfaisants où combats, opportunisme, stratégie et vengeance sont les éléments moteurs de ce dernier opus de La Voie du Glaive. Un album qui tient bien en haleine de bout en bout et apporte des résolutions à l’ensemble des intrigues. Dans le monde des gladiateurs qui transpire la testostérone tout comme l’époque patriarcale explorée, chacun appréciera à sa juste valeur le contrepied de cette histoire qui offre des places de choix à des femmes fortes (Coré et Titia). Jusqu’à la fin. Ajoutons aussi le fait que la vision de la gladiature exposée ici est bien loin de celle présentée dans les films hollywoodiens. Et c’est tant mieux car une documentation sérieuse la rend plus proche de la réalité historique ! Graphiquement, Benoît Dellac réalise une très belle prestation qui amène tout l’énergie et la force nécessaires. Ce qui est notamment le cas comme précédemment dans les multiples scènes de combats. Un travail fin et précis parfaitement rehaussé par la mise en couleurs pertinente de Denis Béchu.
Une trilogie éclairante sur le monde de la gladiature mais aussi sur la civilisation romaine.
Stéphane Girardot















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