© 2026 Dargaud
- Titre(s) : Summerboy
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Félix Auvard
- Editeur(s) : Dargaud
- Collection : Hors collection Dargaud
- Parution : Juin 2026
- Prix : 23,50 €
- EAN : 9782205214895
Abel est en fac de psycho à Paris. Enfin il devrait y être mais en réalité, il en est à sa troisième tentative de première année. Il préfère sortir et prendre du bon temps avec des hommes croisés lors de fêtes. Alors quand ses parents le somment de rentrer dans son village natal pour prendre un emploi à l’aquarium, il prend ça comme une punition. Mais à peine arrivé, alors qu’il assiste à la fête du village, il rencontre Paul. Coup de foudre immédiat, il passe la nuit avec lui. Mais le lendemain matin, tout se qui se trouve autour de l’aquarium a disparu, submergé par la mer et les deux hommes se retrouvent seuls.
Alors que la couverture de Summerboy peut nous convaincre qu’il s’agit seulement d’une romance gay dans un environnement de fin du monde, l’album de Félix Auvard est bien plus que cela. Tout commence normalement avec un jeune homme plutôt mal dans sa vie qui quitte Paris, forcé par ses parents à rentrer dans son petit village de campagne pour prendre un boulot d’été. Puis vient la rencontre qu’on attend vu le synopsis de la 4eme de couverture. Mais ensuite tout bascule dans un chaos incompréhensible. On se dit alors qu’on va finalement assister à une histoire fantastique. Mais plus l’histoire avance et plus on sent qu’il y a bien plus, qu’il s’agit plus d’une fable dont on a pas encore réellement compris la finalité mais que l’on suit avec plaisir tant les personnages de Abel et Paul sont touchants et adorables ensemble. La fin nous surprend alors, on ne l’avait pas vu venir et on comprend alors absolument tout ce qu’ils ont vécu. Tout se met en place si simplement qu’on se demande même comment on ne l’avait pas vu venir. Et on se dit alors qu’il s’agit d’un récit des plus puissants sur l’acceptation de soi et de ce qui peut nous ronger. On ressort de cette lecture un peu chamboulé, même si le sujet ne nous concerne pas directement, on ne peut tout de même qu’y adhérer et y trouver des échos avec d’autres sujets que la sexualité mais que l’on a pas toujours les armes pour affronter directement ou qui nous submergent, comme le personnage de Paul. On a un seul micro regret à la fermeture de ce très bel album, que l’histoire s’arrête alors qu’on aurait voulu continuer à suivre les aventures de Paul et Abel bien plus longtemps.
Une magnifique fable sur l’acceptation de soi et de ce qui nous fait peur ou souffrir dans notre vie
Laëtitia Lassalle













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