© 2026 Editions Delcourt
- Titre(s) : Stand Still
- Scénariste(s) - Coloriste(s) : Lee Loughridge
- Dessinateur(s) : Andrew Robinson & Alex Riegel
- Editeur(s) : Delcourt
- Collection : Contrebande
- Parution : Avril 2026
- Prix : 25,95 €
- EAN : 9782413090519
Un scientifique, éloigné par l’armée américaine de son projet top secret avant sa concrétisation finale, décèle, au travers de quelques nouvelles glanées ça et là, que son prototype de machine à stopper le temps a été finalisé et que quelqu’un s’en sert. Mais qui ? Le fait-il pour une quelconque organisation ou dans son intérêt propre ? L’armée est-elle impliquée ? Loin de ces considérations, Ryker Ruel profite de son fabuleux gadget pour éliminer les salopards qui ont contribué à la mort de sa femme…
« Le processus est plutôt simple, quand on sait ce qu’on fait.
– C’est comme d’essayer de créer un téléporteur à partir d’une console Atari. »
Stand Still a tout de la terrible frustration. Avec son concept malin qui permettait d’imaginer toutes les situations les plus dingues, un protagoniste ambigu se faisant justice parmi les criminels et les voyous les plus immoraux et un format à l’italienne très plaisant (avec son fourreau pour ranger plus facilement l’album dans sa bibliothèque), la série débute très fort. Connu pour ses grands talents de coloriste, Lee Loughridge signe là un scénario qui lui tenait à cœur depuis longtemps et le démarrage est fracassant. La première scène est excellente, aussi bien dans sa mise en scène que dans ses dialogues corrosifs, et on espère alors une suite à la hauteur. Las, cette introduction est le morceau de bravoure que rien n’égalera, bien au contraire. Le reste du scénario ne tient jamais ses promesses, notamment les troubles et les limites du personnage principal, avant que la seconde partie ne vire au n’importe quoi. On comprend à demi-mot que la série a été écrite en deux temps, Andrew Robinson peinant à rendre ses planches à temps, mais la moitié confiée à Alex Riegel pique un peu les yeux. La transition est nettement visible et la comparaison guère à l’avantage du deuxième. Avec un trait « tordu » qui déforme corps et visages, le dessin n’est jamais convaincant, pas même dans les décors et les mouvements. Comme cette baisse de qualité graphique s’accompagne dès lors d’une intrigue un peu absurde, avec l’intervention d’un méchant de cartoon et des péripéties de série B, l’impression finale en pâtit lourdement. Terriblement frustrant.
Une aventure qui avait tout pour plaire, de son idée à son format, mais qui sombre d’un coup dans le totalement dispensable.
Arnaud Gueury












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