© 2026 Dupuis
- Titre(s) : Mystère à Champignac
- Scénariste(s) : Sophie Guerrive
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Elric
- Editeur(s) : Dupuis
- Collection : Tous publics
- Parution : Mai 2026
- Prix : 13,50 €
- EAN : 9782808506830
C’est l’heure du changement pour Seccotine ! La Bruxelloise (arrêtez de la confondre avec une Parisienne) quitte la grande ville pour s’installer au calme à Champignac-en-Cambrousse. Fantasio a beau se moquer au téléphone en lui prédisant un train de vie pépère, l’inaction n’est pas un mot pour elle. Un mystère secoue en effet la paisible bourgade. Des animaux disparaissent inexplicablement et mettent les habitants sur les nerfs, deux camps, les écologistes et les chasseurs, s’accusant mutuellement. Qui de plus adapté qu’une journaliste intrépide sans ordinateur et adoptée par un chat noir pour résoudre cette affaire et tenter de rétablir la tranquillité ambiante ?
L’univers de Spirou se dote d’une nouvelle série dérivée. Après le comte de Champignac et son ancien camarade Zorglub, c’est au tour de Seccotine, plus de 70 ans après sa première apparition dans La Corne de rhinocéros, d’avoir désormais sa propre série. Sur le papier, l’idée de donner plus de lumière à cette journaliste énergique et indépendante, qui plus est de nos jours, est bonne et se justifie pleinement. Cette première histoire développée par Sophie Guerrive et Elric, deux quadras qui ont déjà travaillé ensemble et cernent bien les problèmes du temps, ne révolutionne rien mais parsème assez d’ingrédients sur le chemin pour embarquer leur génération et les plus jeunes avec eux : humour, débats de société, scènes d’intimité et de doutes du personnage principal l’humanisant davantage que dans les années 1950. Si des personnages bien connus du village de Champignac font partie du décor, ainsi que Spirou et Fantasio eux-mêmes, pour ne pas rompre avec la série d’origine (n’oublions pas que Sophie Guerrive est créditée sur les tomes 56 et 57, et allez voir la couverture du tome 2), l’accent est surtout mis sur l’héroïne et de nouveaux protagonistes. Graphiquement, Elric, qui s’était fondu dans l’esprit franquinien pour le Spirou classique La Baie des cochons, revient ici à un style plus naturel. Sa Seccotine, ça tombe bien, est sans doute le personnage « connu » le plus réussi, tout comme Spip qui fait une courte apparition rappelant les excellentes heures animalières de Witchazel. Les nouveaux visages, eux, se fondent bien dans l’univers. Les couleurs sont globalement très douces, un choix assumé, mais apparaissent parfois un peu ternes par rapport à la prépublication dans le journal Spirou. Peut-être gagneront-elles en caractère, comme l’héroïne, dans le prochain album ? Deux autres albums sont d’ores et déjà annoncés dans le communiqué de presse, et on s’en réjouit.
Le Spirouverse s’étoffe avec une nouvelle série convaincante.
Nicolas Raduget












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