Dès ses débuts, David Rubín a été fasciné par l’univers des super-héros qu’il considère, probablement à raison, comme le seul genre créé par et pour la bande dessinée. Dans ses œuvres précédentes (Hors d’atteinte, Le Salon de thé de l’ours malais), il multiplie les références au genre et à ses personnages, en particulier au Superman de Jack Kirby. Avec Le Héros, formidable opus qui comptera plus de 500 pages une fois achevé, il s’affirme comme un des dessinateurs les plus talentueux de sa génération ; on pourra apprécier son trait particulièrement dynamique et sa maîtrise du récit tout au long d’un espace narratif d’une ampleur, il faut le souligner, tout-à-fait exceptionnelle. © Rackham












