Corbeyran & Surzhenko © 2026 Le Lombard
- Titre(s) : La Captive
- Scénariste(s) : Corbeyran
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Roman Surzhenko
- Editeur(s) : Le Lombard
- Parution : Avril 2026
- Prix : 15,95 €
- EAN : 9782808217392
Black Hills, hiver 1862. Alors qu’il chasse et abat un lièvre, Jerry trouve à proximité de l’animal un collier appartenant à Lean. Un objet représentant un trèfle à quatre feuilles que reconnait bien Ray car il le lui avait personnellement offert. Jerry, qui a été sauvé par un canard dans sa jeunesse, est certain qu’il s’agit d’un coup de main du lièvre et convainc Ray de suivre son instinct pour la piste à suivre afin de retrouver celle qu’il aime. Car après avoir été capturée par sa famille mormone retrouvée décimée, Lean est désormais entre les mains d’indiens Shoshones qui se jouent d’eux depuis des mois. Ainsi, leur chemin les mène dans un fort yankee où Ray retrouve un ami de West Point, le sous-lieutenant George Armstrong Custer, qui met à sa disposition trois pisteurs Crows hors pair pour retrouver Lean. S’ils retrouvent la trace du clan des ravisseurs, la captive, elle, a disparue. Elle s’est échappée afin de ne pas être l’épouse de Nayati qui est le pire d’entre eux pour des raisons bien sombres. Bien évidemment, le guerrier sanguinaire s’est lancé à la poursuite de l’être convoité et le temps semble compté pour Lean. Une nouvelle traque se met en place pour Ray dont l’issue est des plus dramatiques !
Deuxième partie du diptyque de reprise du héros de western créé par William Vance, La Captive est largement à la hauteur de ce que l’on pouvait en attendre en regard du premier tome. Tous les curseurs sont montés d’un cran. D’une part, Corbeyran (Neige de Sang) propose ici un récit à la fois épique avec certains rebondissements mais aussi dramatique dans un contexte on ne peut plus sauvage. L’auteur utilise tous les rouages du genre western tout en y apportant une touche assez moderne et donne une issue finale des plus surprenantes à son histoire. Lean et Margaret, les femmes “blanches” prisonnières des Shoshones sont fortes et font face à cette communauté patriarcale indienne, une de plus après celle mormone de l’épisode précédent. De plus, les raisons qui poussent Nayati à agir comme il le fait relèvent d’une caractérisation très fine du personnage, ce que le scénariste affectionne particulièrement. D’autre part, Roman Surzhenko (Thorgal Saga) réalise une prestation graphique dans un style réaliste qui est parfaitement convaincante. Le travail du dessinateur russe est très détaillé et accompagne à merveille cette aventure haletante. Et saluons son sens de la mise en scène à l’instar de la couverture dont la composition et la matière font penser à celles du maître, Grzegorz Rosinski.
Un album qui assoit définitivement la réussite de cette reprise des aventures de Ringo !
Stéphane Girardot
















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