© 2026 Editions Delcourt
- Titre(s) : Presidio
- Scénariste(s) : Simon Treins
- Dessinateur(s) : Guiu Vilanova
- Coloriste(s) : Bertrand Denoulet
- Editeur(s) : Delcourt
- Parution : Février 2026
- Prix : 16,95 €
- EAN : 9782413042822
Même s’il ne s’est pas tant éloigné que ça de sa ville d’enfance, Troy Falconer sillonne les routes du Texas sans attaches et avec une seule envie : rester libre. Sans bagages, il passe d’un endroit à un autre, pique une voiture quand il en a besoin, l’abandonne dès que possible et vit de petits larcins. Cette philosophie n’est pas vraiment celle de son frangin mais quand celui-ci l’appelle pour un coup de main, Troy n’hésite pas, même si revenir chez lui n’est peut-être pas l’idée du siècle pour rester invisible. Bon, piquer une voiture avec une gamine dedans est quand même pire encore…
« Je sais pas comment tu as réussi à vadrouiller dans les parages sans que personne te reconnaisse et te cause d’ennuis.
– Je ne reste jamais nulle part assez longtemps. »
En adaptant le roman éponyme de Randy Kennedy, paru chez La Croisée, la branche littérature des éditions Delcourt, qui avait obtenu une excellente réception critique pour son ton et son originalité, les auteurs ont tenté d’en conserver toute la force évocatrice. L’écrivain américain dépeignait un Texas très réaliste, ce que Guiu Vilanova retranscrit plutôt bien dans ses planches. La réserve vient davantage du fait d’une adaptation qui doit aller à l’essentiel et perd un peu de son ambiance en se concentrant sur le périple assez basique de son personnage central. En réduisant le contexte et le décor à leur minimum pour tenir dans le format d’une bande dessinée de 70 pages seulement, Simon Treins en conserve la trame mais doit hélas un peu renoncer à tout ce qui fait le charme de ce road trip très terre-à-terre. Présidio reste toutefois un dépaysant voyage dans l’Amérique profonde que les lecteurs pourront apprécier si l’absence totale de résolution pour chaque trame scénaristique ne les frustre pas.
Une adaptation solide qui aurait sans doute mérité des pages supplémentaires pour mieux en restituer l’ambiance.
Arnaud Gueury












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