© 2026 Astrolabe
- Titre(s) : Le Cercle de Nimuée
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Léo Chérel
- Editeur(s) : Astrolabe
- Collection : Charybde
- Parution : Mai 2026
- Prix : 21,90 €
- EAN : 9782488807067
Si elle a encore beaucoup à apprendre de Sauln, son maître chez les Pourpres-Sangs, Lorinte montre de belles prédispositions pour devenir une chasseuse de monstres efficace, prête à aider la population à la moindre occasion. Mais les temps sont durs et le travail ne rapporte pas autant que les risques sont grands. Alors qu’ils réfléchissent à leur avenir, dans un secteur plus rémunérateur mais moins enthousiasmant, une jeune fille un peu étrange requiert leurs services pour la protéger lors d’une soirée mondaine. Contraints par leur situation, Lorinte et Sauln acceptent sans savoir où ils mettent les pieds…
« C’est trop tard pour faire demi-tour?
– J’en ai bien peur. »
Les toutes nouvelles éditions Astrolabe, liées par leurs responsables au groupe Dargaud/Urban Comics, misent gros sur cet album, le premier édité avant des créations internationales de Sean Murphy ou Matteo Scalera, puis un collectif mêlant artistes européens et américains. Avec pas moins de huit collections, représentant les divers genres qui seront mis à l’honneur, allant de la piraterie à la science-fiction, en passant par la mythologie, le western, le polar ou la fantasy, et des ambitions de collaborations avec des grands noms, l’ambition est de mise et les promesses nombreuses. Pour se lancer, voici donc la première oeuvre en solo de Léo Chérel, qui avait notamment eu l’occasion de montrer son talent sur l’album Jeanne d’Arc – De Donrémy au bûcher chez Petit à Petit. On sent rapidement que l’auteur porte les germes de son histoire depuis longtemps, avec plein de petites idées sympathiques, même si la narration et l’univers ne sont pas des plus originaux. Le déroulé est très classique, voire académique, mais c’est suffisamment maîtrisé pour que l’intrigue soit plaisante, avec ce mélange d’univers de pirates sauce fantasy et de contexte breton plus réaliste. Si certains choix de physionomie des protagonistes et les dialogues sonnent parfois de façon un peu trop moderne au vu du reste, cette entrée en matière énergique, pleine de souffle, fonctionne bien. Le choix d’user de grandes cases, rarement plus de quatre ou cinq par planche, permet de mettre en avant le dessin, les décors et la colorisation. La qualité de l’édition, dans les finitions de la couverture, son cahier graphique ou son rendu général, est un vrai plus qui se démarque déjà de la concurrence dans le domaine du récit de genre ouvert à un large public.
Une aventure agréable qui ne demande qu’à gagner en intensité.
Arnaud Gueury












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