© 2025 Steinkis
- Titre(s) : Nos pères, nos frères, nos amis – Dans la tête des hommes violents
- Scénariste(s) : Mathieu Palain
- Dessinateur(s) : Valentin Maréchal
- Coloriste(s) : Carmen Peinado
- Editeur(s) : Steinkis
- Parution : Septembre 2025
- Prix : 22,00 €
- EAN : 9782368468418
Mathieu, journaliste, rencontre Cécile, victime de violence conjugale. Alors qu’elle lui raconte son histoire, il s’interroge sur les hommes qui commettent de tels actes. Qui sont-ils ? Qu’est-ce qui les pousse à battre leur femme ou leur petite amie ? Ont-ils conscience de leurs actes ou au contraire pensent-ils qu’ils ont eu raison d’agir ? Afin de tenter de répondre à ces questions et d’essayer de comprendre les violences conjugales, il décide d’enquêter au sein de groupes de parole d’hommes ayant été condamnés par la justice.
Adaptation de l’essai éponyme paru aux Arènes, Nos pères, nos frères, nos amis – Dans la tête des hommes violents permet à Valentin Maréchal de mettre en image l’enquête et les mots de Mathieu Palain. On rencontre alors avec le journaliste des hommes violents ayant été condamnés, mais aussi quelques-unes de leurs victimes. On découvre ainsi que bien souvent ces hommes n’ont tout d’abord pas réellement conscience des violences qu’ils font subir, se plaçant alors en victime eux-mêmes, car ce sont eux qui sont condamnés, même s’ils ne considèrent pas avoir fait quelque chose de mal. Parmi ces divers personnages, quelques-uns assument un peu plus ou se rendent compte qu’ils ne pourront pas changer, pas s’empêcher de laisser éclater leur violence à la moindre contrariété. Ce qui rend ce récit encore plus prenant, c’est surtout le personnage de Mathieu. Au fur et à mesure de son enquête, le journaliste se questionne sur sa propre violence, ses propres réactions et se rend compte, et le lecteur avec lui, qu’il ne faut parfois pas grand chose pour basculer dans la domination des femmes, et aller jusqu’aux coups. Pourtant, tous ces hommes ne sont pas forcément des monstres. On ressort de cette lecture en prenant conscience qu’il n’y a aucun cas unique, qu’il n’y a pas un profil type d’homme commettant des violences conjugales, de nombreuses circonstances pouvant amener un homme « normal » à basculer, ce qui explique alors qu’il est bien difficile de voir venir cette violence et de la stopper.
Un album fort sur un sujet d’actualité.
Laëtitia Lassalle










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