© Glénat, 2026
- Titre(s) : Shemot
- Scénariste(s) : Philippe Pelaez
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Benjamin Blasco-Martinez
- Editeur(s) : Glénat
- Parution : Janvier 2026
- Prix : 15,50 €
- EAN : 9782344056721
Les anciens compagnons d’infortune qui avaient été choisis pour traverser l’horizon noir de Kepler sont parvenus à semer le trouble dans l’ordre bien établi du Gouverneur. A force d’attaques ciblées contre le pouvoir et ses dirigeants corrompus, une partie du peuple suit les renégats qui, après un dernier coup d’éclat, font embarquer un maximum de révoltés à bord d’un gigantesque vaisseau. Leur but : rallier la cité perdue de Kepler pour y fonder une société plus juste. Mais le Gouverneur n’entend pas laisser les fuyards en paix…
« Notre cité est en train de disparaître… Nous la rebâtirons ailleurs. Car les civilisations et les empires ne meurent jamais… »
En allant au bout de ce projet de science-fiction qui n’est pas sans rappeler la série Parallèle sur certains points, Philippe Pelaez insiste sur les éléments qui lui tenaient à cœur dans son écriture, notamment la dénonciation des mécanismes menant à la dictature et poussant les peuples à accepter de céder leur liberté. On ne peut plus actuel, ce sujet captivant n’est toutefois pas toujours bien en accord avec l’action soutenue et le manque de caractérisation des protagonistes. Depuis le premier tome, ceux-ci souffrent d’une absence d’évolution, restant les mêmes malgré les événements. Le Gouverneur, tyran classique, ne montre jamais aucune faille ni remords qui aurait permis de s’attacher à lui, tandis que sa fille, seul personnage un tant soit peu ambigu, n’affiche ni faiblesse ni doute dans sa démarche. Les autres héros, dont on attendait davantage, se révèlent finalement de simples compagnons de route n’ayant que peu à jouer dans la partition malgré les promesses. C’est un peu la même déception en ce qui concerne l’horizon noir qui donne son nom à la série, dont l’utilité finale est bien maigre et accessoire. Reste principalement le dessin de Benjamin Blasco-Martinez, exceptionnel de bout en bout. Personnages expressifs, ambiances soignées, décors inventifs, c’est un sans faute jusque dans l’encrage, dynamique et marquant, et la colorisation, absolument impeccable.
Une conclusion mitigée malgré l’excellence du dessin.
Arnaud Gueury












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