© Casterman, 2026
- Titre(s) : Jusqu’aux sillons de Konga
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Quentin Rigaud
- Editeur(s) : Casterman
- Parution : Mai 2026
- Prix : 27,00 €
- EAN : 9782203290907
À Limeya, alors que le sang de Hang a été distribué au plus grand nombre de malades, la Mortesève fait son apparition et oblige les habitants à fuir. Ainsi, Koroth et ses nouveaux amis partent précipitamment en laissant malheureusement derrière eux Delfia, bloquée et prise au piège dans une zone de la ville. Avine, son frère Kahl, Vanelle et Sonae arrivent à Mirmaran, après avoir eux aussi fui l’inondation de sève toxique, et ils espèrent y trouver le premier homme à avoir découvert l’effet thérapeutique de la sève des instruments. Son nom : Sandre, l’homme à la peau grise. Sur place, ils ne sont pas déçus et apprennent de nombreuses choses, notamment d’où vient le déréglage d’Orgue qui fauche désormais n’importe comment. Grâce aux différents pouvoirs que donne le sang des entités et en les comparant, les deux groupes qui se sont rejoints de façon fortuite s’entendent malgré leurs oppositions pour essayer de réparer la nature et rétablir un certain équilibre pour tous. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Après deux ans et demi d’attente, voilà enfin la suite et malheureusement la fin de Mortesève ! Malheureusement car ce récit écologique et humaniste prend fin avec Jusqu’aux sillons de Konga. La série aurait mérité d’autres tomes afin de parcourir la totalité de l’univers imaginé par Quentin Rigaud et notamment découvrir les autres instruments. Malgré cette fin provoquée, l’auteur est arrivé à proposer à ses lecteurs quelque chose de cohérent et d’intéressant qui est porteur d’un message d’espoir pour l’humanité. À travers ses personnages, de nombreuses valeurs sont mises en avant comme l’altruisme, l’amitié, la solidarité ainsi que des thématiques fortes à l’image de l’écologie, l’acceptation de soi et des libertés amoureuses non genrées. L’ensemble est parfaitement intégré au cœur d’une intrigue des plus originales où la fantasy ajoute le merveilleux. Graphiquement, l’illustrateur a développé un style reconnaissable entre tous qu’il a fait évoluer de façon très positive au fil de ce triptyque. Le trait a gagné en maturité tout autant que la mise en couleurs qui dégage des ambiances marquées au diapason et Quentin Rigaud est généreux, très généreux en termes d’illustrations pleine page qui offrent de belles phases de contemplation mais aussi de mises en scène audacieuses qui dynamisent l’histoire.
Un final réussi pour cette trilogie audacieuse et ambitieuse que nous recommandons fortement !
Stéphane Girardot

















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