© 2026 Editions Delcourt
- Titre(s) : Le Massacre du gang Enfield
- Scénariste(s) : Chris Condon
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Jacob Phillips
- Editeur(s) : Delcourt
- Collection : Contrebande
- Parution : Juillet 2026
- Prix : 18,50 €
- EAN : 9782413095903
Comme chaque mois depuis bien trop longtemps, Montgomery Enfield vient faire son petit prélèvement d’argent à la banque du comté d’Ambrose, dans le Texas. Habitué mais agacé, le propriétaire de l’établissement lui propose un boulot honnête pendant le braquage, mais le bandit n’est pas vraiment prêt à changer de vie, même si sa compagne lui demande encore un enfant. Mais ses agissements commencent à énerver plus d’une personne. Si le shérif refuse d’intervenir, l’assassinat sauvage du banquier met le feu aux poudres et tous les regards se tournent vers le gang Enfield. Un ranger prend alors les choses en main pour éliminer toute la bande…
« Au nom de l’Etat du Texas, des Texas Rangers et de la population du comté d’Ambrose, je suis là pour te traduire en justice pour le meurtre du pauvre Bill Barley. Peu m’importe que tu te rendes ou que tu résistes, dans les deux cas, ta bande et toi serez morts avant l’aube. »
En donnant vie à un drame crépusculaire dont l’issue ne fait jamais aucun doute, ce qui donne un ton particulièrement dramatique à ce règlement de compte sanglant, Chris Condon et Jacob Phillips orchestrent dans Le Massacre du gang Enfield l’un des affrontements les plus captivants que l’on ait pu lire ces dernières années. Loin de tout manichéisme, les personnages sont entraînés dans un déluge de violence noire que rien ne peut stopper, attisé par la haine et l’amour-propre. Sans pour autant être profondément caractérisés, les protagonistes sont tous intéressants et, bien que certains ne restent pas longtemps debout, leur passage amène une touche d’émotion, de frisson ou d’empathie. Assez nihiliste, le scénario n’offre pratiquement aucun rayon de lumière, le destin de chacun étant joué d’avance dès son apparition. Captivant dans son déroulement, ses dialogues ou ses rebondissements, le récit est parfaitement complété par le graphisme de Jacob Phillips. Digne successeur de son père auprès de qui il est un brillant coloriste, nourri de la meilleure des influences en matière d’ambiances, le dessinateur britannique continue de s’améliorer en tant qu’artiste. Si son trait reste encore perfectible, ses planches sont déjà d’une très haute qualité.
Un western d’une noirceur intense.
Arnaud Gueury












Réagissez !
Pas de réponses à “Massacre du gang Enfield (Le)”