© 2025 Dupuis
- Titre(s) : Le Bonheur de dire Maman
- Scénariste(s) : Yves Sente
- Dessinateur(s) : Laurent Verron
- Coloriste(s) : Isabelle Rabarot
- Editeur(s) : Dupuis
- Collection : Grand public
- Parution : Octobre 2025
- Prix : 16,95 €
- EAN : 9782808505857
Revenue du bout du monde, Juliette est désormais une grande reporter-écrivaine indépendante, et ses livres font déplacer les foules dans les librairies. Un jour de dédicace, Sœur Linh, pourchassée par des espions, trouve refuge dans la file d’attente, intriguée par le visage de Juliette qui lui rappelle quelqu’un. Elle trouve juste le temps de glisser un document dans ses affaires avant de devoir fuir. Mise sur la piste d’une congrégation religieuse, Juliette apprend bientôt que des orphelins du Vietnam sont en danger et qu’elle a les moyens de les tirer d’affaire. De plus, elle découvre par la même occasion qu’elle n’est peut-être pas orpheline elle-même, comme elle le croyait. Et si sa mère, Solenn de Sainteloi, vivait toujours, contrairement à ce qu’avait laissé entendre son père ? Voilà une raison supplémentaire de s’envoler pour l’Asie…
Annoncé comme le dernier album de la série par communiqué de l’éditeur, Le Bonheur de dire Maman s’accompagne donc d’un malheur. Le concept de retrouver cette charmante héroïne, née dans un one-short de Spirou avant Spirou, tous les dix ans fonctionnait très bien jusqu’ici. Graphiquement, Laurent Verron régale depuis le début, animant avec brio cette femme forte et attachante qu’est très vite devenue Juliette. C’est une nouvelle fois le cas dans cette histoire qui transporte de la plus vieille librairie parisienne aux paysages sauvages du Vietnam. Si elle n’est pas exempte de défauts (les rebondissements façon deus ex machina sont un poil trop chargés ici, Yves Sente n’est pas scénariste de Blake et Mortimer – qu’on adore ! – pour rien), elle est riche en émotions fortes et captive pour l’essentiel. L’album se termine par ailleurs de manière à clore la série chez l’oncle Paul sans pour autant empêcher la relance. Alors, surtout si l’on se souvient que le tome précédent avait été annoncé par erreur comme étant déjà le dernier, croyons aux miracles ! Juliette, ses auteurs et ses lecteurs le mériteraient. Il y a sans doute plein de belles choses à faire en 1965.
Une héroïne très plaisante à suivre, et on aimerait bien pouvoir continuer à le faire…
Nicolas Raduget












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