© 2025 Casterman
- Titre(s) : Deuxième partie
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Bonaventure
- Editeur(s) : Casterman
- Parution : Mai 2025
- Prix : 18,00 €
- EAN : 9782203283978
Zoya est au cœur d’une manifestation pour défendre un collectif féminin dénonçant les mesures de Kosmo et de l’Administratiya pour le réarmement démographique. Accompagnée de Bayan, Ada et d’autres personnes du squat, elle est là pour Ev’ et sa grand-mère qui tardent à arriver à cause d’une présence très dense des forces de police. Seule Nyura, un peu trop accro aux accélérateurs, manque à l’appel. Malheureusement, tout part vite en sucette à cause des membres extrémistes du KUD venus sur place et dont fait partie Antton, qui l’a reconnue et va la jeter dans les griffes d’un flic corrompu qui ne recule devant rien pour assurer son futur. De son côté, Manavi est de plus en plus impliquée dans le réseau de codeurs clandestins Bubna afin de s’opposer à la propagande de Kosmo. De plus, elle aimerait “s’évader” de temps en temps de l’enclave qu’elle considère comme une prison et essaye de négocier avec son frère un moyen d’en sortir. Sans le savoir, ces activités clandestines la relient avec Zoya mais mettent en péril la suite de sa scolarité et le statut privilégié de sa famille.
Cette fin de diptyque dystopique sur fond de dérèglement climatique est menée de main de maître par Bonaventure. L’auteur finalise ce préquel de Kosmograd sur un rythme narratif très soutenu et met en avant deux thématiques supplémentaires qui viennent se greffer à celles déjà présentes : le droit des femmes à disposer de leur corps à travers le programme de réarmement démographique de Kosmo qui va à l’encontre de celui-ci et la corruption des forces de l’ordre par le biais des agissements de Piotr Isko, un nouveau personnage fort intéressant. Le rapprochement entre les Zoya, Evane et Paouk se dessine subtilement durant les avancements de leurs actions respectives que Bonaventure développe en parallèle dans des séquences différentes. Cela tient bien en haleine car leurs agissements sont étroitement liés et souvent, voire tout le temps, dangereux car les héroïnes ne reculent pas devant les risques. De plus, il y a un petit delta temps libre entre la fin de ce diptyque et le début de Kosmograd qui laisse un espace non exploité pour permettre aux lecteurs d’imaginer le premier contact entre les trois filles. Bonaventure interprète sa partition dans une veine semi-réaliste des plus efficaces où l’identité graphique est affirmée et marque avec une mise en couleurs originale et audacieuse. Mais, surtout, l’ensemble des prestations réalisées pour l’univers de la série est parfaitement homogène.
Un album très réussi qui offre un beau final à ce préquel mené tambour battant !
Stéphane Girardot











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