© 2025 Drakoo
- Titre(s) : Le Sans-totem
- Scénariste(s) : Olivier Gay
- Dessinateur(s) : Kan-J
- Coloriste(s) : Yoann Guillé
- Editeur(s) : Drakoo
- Parution : Mars 2025
- Prix : 13,90 €
- EAN : 9782382332955
Au royaume de Santra, tous les adolescents passent par la même cérémonie, celle de la révélation de leur totem, qui leur assigne également leur place dans la société. Kaël l’attend avec beaucoup d’impatience car, il en est persuadé, il sera forcément un grand guerrier, ce qui lui permettra en plus d’appartenir à l’élite du village de Ciel-Brûlant et de prendre sa revanche sur Vask, qui le harcèle constamment. Mais, le jour de la cérémonie, tout ne se passe pas comme prévu. Aucun animal ne répondant à son appel, Kaël se retrouve sans totem…
Le début de ce premier tome de Kaël prend son temps pour expliquer l’univers et permettre de découvrir le héros. Ce nouveau scénario de Olivier Gay, à qui l’on doit déjà Métamorphes ou encore Toutes pour un, est vraiment bien construit, permettant de s’attacher rapidement au personnage principal. Les rebondissements sont nombreux et assez imprévisibles, ce qui est vraiment agréable et de moins en moins le cas dans ce type d’aventure. La personnalité de Kaël est complexe, ce qui le rend intéressant et terriblement attachant car il ne sait pas comment réagir quand il découvre qu’il n’a pas de totem mais un démon à la place. Plus le démon se manifeste, plus on doute des décisions qu’il prendre, mais finalement, il reste toujours égal à lui-même. On ne peut s’empêcher de se demander comment on réagirait si on était dans la même situation, et rapidement on se rend compte que c’est le cas tous les jours, que l’on doit constamment se battre contre ses démons intérieurs, choisir de les écouter et les laisser nous dominer ou non. C’est justement là tout l’intérêt de ce bel album et ce qui nous permet de s’identifier autant à Kaël. Impossible donc de ne pas ressentir un pincement au cœur lors du twist en fin d’album (qu’on ne dévoilera évidemment pas) que l’on n’a absolument pas vu venir. On referme alors ce premier album avec une frustration énorme et un mélange d’émotions. Côté dessins, Kan-J fait un sans-faute, qu’il s’agisse des décors ou des expressions des personnages, ce qui n’est pas toujours simple lorsque l’on s’attaque à des animaux anthropomorphes.
Un premier tome très réussi avec un scénario complexe mais très bien mené et parfaitement mis en images.
Laëtitia Lassalle







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