© Le Lombard, 2026
- Titre(s) : La peau de l’ours
- Scénariste(s) : Frédéric Maffre
- Dessinatrice(s) : Ludovica Ceregatti
- Coloriste(s) : Julien Maffre
- Editeur(s) : Le Lombard
- Parution : Avril 2026
- Prix : 17,45 €
- EAN : 9782808217071
Alors qu’il cherche de quoi soigner les yeux d’Attius sans lui révéler, Jian apprend l’existence de philtres du côté de Narbo qui pourraient être efficaces à condition d’y mettre le prix. Comme pour tout ! Quittant le marché où ils se trouvaient, les deux mercenaires sont abordés par Ghilas qui les reconnaît d’après les rumeurs les concernant mais surtout, leurs apparences. Le chasseur Carthagénois leur propose une association afin de traquer une créature mythique : Jean de l’Ours. Une belle opportunité de gagner un peu d’argent pour les soins que nécessitent Attius. Cependant, la quête se révèle plus difficile que prévu car le trio fraichement constitué ne trouve pas trace du monstre. Pire, ils sont même moqués par certains qui ne croient pas en son existence. Pour couronner le tout, Ghilas utilise des méthodes assez violentes qui ne sont absolument pas du goût de Jian. Comme lorsqu’il s’en prend à Aïnhoa et son fils Laurian qui est atteint par « le mal des montagnes ». La scission est inévitable et débouche sur séparation où des menaces sont proférées. Désormais, Jian et son père n’ont qu’un but : mettre l’enfant et sa mère à l’abri !
Après nous avoir proposé un premier tome convainquant, Frédéric (Scénario) et Julien (Storyboard) Maffre poursuivent les pérégrinations pyrénéennes du duo atypique composé par Attius, ancien légionnaire romain, et Jian le hun, son fils adoptif. Les auteurs s’appuient ici sur deux choses. D’une part, ils utilisent la légende de Jean de l’Ours qui est une créature légendaire, née d’un ours et d’une femme, héroïne de nombreuses versions d’un conte et particulièrement populaire dans les Pyrénées pour asseoir le côté fantastique de ce second épisode de Jian. D’autre part, la fratrie évoque une maladie longtemps endémique dans les montagnes, comme les Alpes ou les Pyrénées, appelée le crétinisme dont est atteint Laurian. Renommée dans l’épisode « le mal des montagnes », elle était due à un manque d’iode qui provoquait retard mental, goitre et petite taille. Sans surprise, cette nouvelle aventure est parfaitement orchestrée. Elle nous tient bien en haleine de bout en bout avec en sus l’apparition d’un personnage secondaire assez ambigu, le cathare Ghilas, et des révélations « étranges » concernant les interactions entre Jian et son épée. Sans oublier l’aggravation de l’état de santé d’Attius qui est presque aveugle ! La retranscription graphique confiée à l’autrice transalpine Ludovica Ceregatti est à nouveau de très belle facture. Un dessin efficace et très fin qui sert parfaitement le récit. Notamment durant les scènes de combats ou encore, à travers un gaufrier classique composé de très petites cases pour illustrer la longueur des recherches d’indices sur Jean de l’Ours. L’ensemble est rehaussé avec goût par Julien Maffre « himself ».
Un second opus très réussi et à la hauteur des attentes suscitées.
Stéphane Girardot















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