© 2026 Editions Tabou
En rentrant chez lui après une courte absence, Giulio a la désagréable surprise de constater la disparation de sa fiancée, qui ne lui a laissé qu’une longue lettre pour expliquer ce départ imprévisible peu avant leur mariage. En se confiant ainsi à lui, Jezebel veut tout révéler d’elle, en particulier les raisons qui la poussent par amour à s’éloigner de lui. Tout remonte à son enfance et ces journées où sa mère profitait des absences de son mari pour accueillir ses amants sans discrétion. Puis à sa rencontre avec l’un d’eux, rapidement intéressée par la fille…
« J’étais devenue comme elle… J’étais devenue la personne que je méprisais le plus dans ce monde… Je ne pouvais plus revenir en arrière… »
Même si l’histoire et sa narration ne sont pas des plus originales, avec quelques dialogues crus qui auraient mérité un peu plus de sophistication, c’est toujours un plaisir de retrouver Éon et son trait superbe. L’auteur connait son affaire en matière de décors, de mise en scène et de représentation des personnages et, dans un tel registre pour lecteurs avertis, les lecteurs n’en demandent souvent pas autant. Cela permet ainsi à Jezebel de dépasser la simplicité de l’intrigue pour apprécier la beauté et l’harmonie des corps, avec une réelle exigence du réalisme. On passe ainsi vite par-dessus un scénario qui est surtout prétexte à enchaîner les scènes de sexe, même si Éon a la volonté de signer une histoire d’amour complexe qui n’est pas non plus totalement futile, car, en matière de dessin, c’est sans aucun doute dans le très haut du panier.
Une histoire simple mais d’une beauté envoûtante.
Arnaud Gueury












Réagissez !
Pas de réponses à “Jezebel”