© 2025 Urban Comics
- Titre(s) : Pour une poignée d’âmes
- Scénariste(s) : Geoff Johns & Maytal Zchut
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) : Ivan Reis
- Dessinateur(s) : Francis Portela, Danny Miki & Leila Leiz
- Coloriste(s) : Brad Anderson & Alex Sinclair
- Editeur(s) : Urban Comics
- Collection : Urban Indies
- Parution : Octobre 2025
- Prix : 25,00 €
- EAN : 9791026824510
Il est une rue que ne manquent jamais d’arpenter les mauvaises personnes, criminels aguerris ou empoisonneurs sournois, sans même qu’elles s’en rendent compte. Là les y attendent des âmes perdues, condamnées à les mener à la mort pour les livrer au Compteur, jusqu’à ce que leur nombre soit suffisant pour exaucer leur vœu le plus cher. Mr. X-Ray, Mlle Bienfaite ou le Monstre mutique sont de ces spectres qu’il ne vaut mieux pas croiser, mais même eux ne sont rien à côté de Pranky, un jeune scout qui aurait pu quitter Hyde Street depuis longtemps mais préfère y rester à jamais pour assouvir son insatiable soif de mort…
« Chacun des résidents a été soigneusement sélectionné, pour des raisons et à des fins précises. Ton impertinence menace cet équilibre. Si tu persistes dans cette voie, tu mettras en péril mon objectif final. »
Cette création de Geoff Johns et Ivan Reis fleure bon les récits d’horreur à l’ancienne, tendance anthologie à la EC Comics. Pour autant, et même si plusieurs personnages proviennent directement des clichés des années 50 et 60, les auteurs amènent de la modernité au genre en renouvelant les codes. Plus tragique que réellement effrayant, le scénario insiste sur les âmes damnées coincées sur Hyde Street, les faucheurs étant au centre de tout, avec leurs (nombreux) défauts et une origine souvent pathétique. Parmi les « héros » de cette série pleine de mystères et de protagonistes qui ne demandent encore qu’à émerger, le malicieux et désagréable Pranky tire son épingle du jeu, le fait que ce soit un enfant permettant aux auteurs de lui faire faire les pires choses avec délectation. Graphiquement, c’est la plupart du temps du très haut vol, avec un trait sombre, assez glaçant et parfaitement adapté au style voulu. Seuls les passages consacrés à Mlle Bienfaite, plus lisses et classiques, déparent un peu dans l’ensemble. Mais ce premier tome est assurément une réussite.
Un récit d’horreur gentiment rétro.
Arnaud Gueury







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