© 2025 Casterman
- Titre(s) : Pas nés de la dernière pluie
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Luke Pearson
- Editeur(s) : Casterman
- Parution : Février 2025
- Prix : 13,50 €
- EAN : 9782203287419
Hilda et Twig, le renard-cerf, réfléchissent à l’endroit où ils vont se rendre. Comme Twig préfère ne pas aller au rocher curieux près du lac, ni à la grotte aux Gobelins afin de protéger son amie, il l’oriente vers la dent du diable où les rochers ne sont pas assez hauts pour qu’elle en tombe. En route, la pluie commence à tomber et oblige les deux aventuriers à se rendre dans une forêt toute proche afin de se mettre à l’abri. Cependant, les arbres y sont assez peu fournis mais heureusement ils trouvent refuge dans un tertre. A l’intérieur, la jeune fille aux cheveux bleus et son fidèle compagnon constatent qu’ils ne sont pas les seuls à avoir eu la même idée. Après un temps de cohabitation légèrement agité, Twig a besoin de prendre l’air. Ce qu’il découvre à l’extérieur le pousse à fuir pour protéger Hilda d’un grand, long, sinueux et écailleux danger, quitte à affronter ses plus grandes craintes !
Pour l’immense bonheur des jeunes lecteurs mais aussi celui des plus grands, Hilda et Twig sont de retour dans cette nouvelle série. Cependant, Luke Pearson a décidé de changer un peu la donne en la centrant plus sur Twig, le renard-cerf, fidèle compagnon de la fillette au cheveux bleus. Sans aucune surprise, la mayonnaise prend et, dès les premières planches de Pas nés de la dernière pluie, l’auteur nous immerge totalement dans un récit plein de fantaisie et d’aventure où il s’appuie sur des éléments tangibles et mystérieux : les tertres funéraires, le serpent et ses significations que l’on retrouve dans les mythes et les légendes de beaucoup de cultures à travers le monde et les trésors. Impossible de ne pas tomber sous le charme d’une histoire aussi bien écrite et mettant en avant tellement de valeurs positives et constructives pour les enfants comme la bienveillance, l’amitié, la solidarité, le courage, le dépassement de soi et l’acceptation de l’autre. Graphiquement, l’interprétation est empreinte de beaucoup de poésie et offre des illustrations en double page ayant un très fort impact à la fois visuel et narratif. Le trait personnel de Luke Pearson s’inscrit dans une belle continuité et la lisibilité est parfaitement accessible dès six ans. On adore littéralement !
Une nouvelle pépite de la bande dessinée jeunesse à mettre encore une fois au crédit de Luke Pearson !
Stéphane Girardot











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