© 2026 Editions Oxymore
- Titre(s) : Björn l’Aimé-des-Ours
- Scénariste(s) : Christophe Bec
- Dessinateur(s) : Przemysław Kłosin
- Coloriste(s) : Julia Pinchuk
- Editeur(s) : Oxymore
- Parution : Janvier 2026
- Prix : 16,50 €
- EAN : 9782385611361
Depuis de nombreuses décennies,les fiers vikings se sont installés sur une terre glacée qu’ils baptisèrent Groenland. Pleines d’optimisme, les colonies ont vu passer des générations de plus en plus détachées de leurs origines. Avec le temps, des conditions de plus en plus extrêmes, l’animosité des peuplades inuites et la raréfaction des approvisionnements, les descendants des colons sont de plus en plus inquiets quant à leur avenir en ces lieux. Björn, un jeune berger vivant à l’écart des siens avec son chien et son faucon, doit regagner à contre-coeur son village quand tout son troupeau est décimé par une mystérieuse créature. Mais son retour s’accompagne d’autres mauvaises nouvelles…
« Si j’ai subi cette calamité, il semble que ce soit encore pire ici, à Raide-Pente! »
Comme il le confie lui-même, Christophe Bec portait cette idée de relater la vie des derniers vikings installés au Groenland depuis bien longtemps. Le hasard fait que l’actualité remet cette île glacée au centre des discussions pour d’autres raisons moins nobles, mais découvrir une part de l’histoire de cette nation tombe à un excellent moment. S’il ne dessine pas lui-même cette série, le scénariste la confie à un excellent dessinateur, Przemysław Kłosin montrant là toute l’étendue de son talent dans un registre qu’il avait déjà abordé avec Jylland aux éditions Anspach. L’artiste polonais fournit des planches d’une grande beauté, précises et détaillées. Son travail reste académique mais habile, avec une belle restitution des ambiances, renforcées par la colorisation toujours soignée de Julia Pinchuk. L’exercice n’est d’ailleurs pas simple, car les monologues sont nombreux, si bien qu’on regrette quelques fois qu’ils ne laissent pas un peu plus de place encore aux illustrations. Pour le reste, on suit cette fin d’une époque avec plaisir, sans trop deviner vers quoi s’orientera la suite et fin.
Un début de diptyque dépaysant.
Arnaud Gueury







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