©Ryoko Kui 2025 / KADOKAWA CORPORATION
Le plan de Laïos a marché. En se transformant en monstre, il est arrivé à vaincre le démon car il a bien gardé à l’esprit que dans le donjon il faut manger ou être mangé ! Cependant, sa forme monstrueuse ne s’en est pas tirée et son corps, précédemment investi par le Lion Ailé, a disparu. De plus, à la suite de cet ultime affrontement, l’édifice tout entier commence à s’effondrer autour de Marcyle, Izutsumi, Senshi et Tylchak qui cherchent une issue pour se mettre à l’abri et ne pas finir ensevelis. La surface semble la seule solution mais comment faire pour l’atteindre ? Et quid de Laïos, de Farynn et des habitants du village doré qui sont toujours dans les profondeurs du donjon ? Yaado, qui a été enfermé par Sithle dans l’amulette que porte Izutsumi, fait une proposition aux aventuriers. D’ailleurs après quelques péripéties, elle mène la guilde de Laïos vers un ultime festin monstrueux, unique solution pour sauver Farynn, auquel absolument tout le monde prend part ! Ainsi, elfes, gouverneurs, gnomes, orques, tallmen, halfelons et hommes participent à sa confection et se retrouvent autour de la table pour déguster divers plats tout en discutant de leurs avenirs personnel et commun.
Ryôko Kui appose le point final de sa série avec ce quatorzième et dernier tome qui est, bien évidemment, largement à la hauteur de ce que l’on pouvait en attendre. Après une séquence d’effondrement du donjon, la mangaka a pris le parti de réunir petit à petit les divers personnages importants rencontrés au cours des précédents épisodes afin de leur faire prendre part (confection et consommation) à un ultime festin monstrueux, une promesse faite par le capitaine Misrun à Laïos avant qu’il n’affronte le démon. Le banquet, tellement impressionnant et original, ferait passer celui des irréductibles gaulois pour un simple goûter ! Cet événement est un moment crucial quant à la résurrection de Farynn durant lequel les conversations tournent autour de l’après pour chacuns des convives. Pour l’autrice, cela s’avère être une très belle manière de dévoiler des aspects inattendus de certains de ses protagonistes. De fait, elle nous surprend encore et ce, jusqu’à la dernière page qui se trouve être celle d’Histoires de monstres et plus si affinités, les mini-récits que nous avions pris l’habitude de découvrir à chaque fin d’épisode. Avec Gloutons & Dragons, Ryôko Kui a autant régalé avec son univers qu’avec son dessin durant près de huit ans, par un graphisme d’une régularité exemplaire, d’une finesse incontestable et d’une originalité prodigieuse. C’est donc tout naturellement avec beaucoup de nostalgie que nous quittons le donjon et ses occupants en tout genre sur cette dernière note succulente, joyeuse et positive !
Une conclusion magistrale pour cette série menée de main de maître(sse) par Ryôko Kui !
Stéphane Girardot












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