© 2025 Le Lombard
- Titre(s) : La Larme de solitude
- Scénariste(s) : Tristan Roulot
- Dessinateur(s) : Mateo Guerrero
- Coloriste(s) : Amparo Crespo Cardenete
- Editeur(s) : Le Lombard
- Parution : Janvier 2025
- Prix : 12,95 €
- EAN : 9782808214346
Juin 1397, Paris. Nicolas Flamel assure à son épouse qu’il trouvera un jour le secret de la Pierre Philosophale et qu’il mettra ainsi l’homme à l’abri de tous les soucis de son existence. C’est à ce même moment que sa bien-aimée tousse et crache du sang, lui laissant comprendre qu’elle est porteuse de la peste ! Cité d’Uru. Léviathan venge la mort de son frère en détruisant tout sur son passage. Miléva, qui utilise la capacité à figer le temps de sa pierre, permet à Léo, Théo et d’autres de quitter la ville avant de disparaître sous les roches projetées par le volcan. En colère de constater le sacrifice inutile de son amie et de ne pas avoir pu prévenir tout le monde afin de fuir, Théo déclenche le pouvoir de sa pierre qui lui permet de remonter le temps, suffisamment pour intimer l’ordre à tout le monde de partir et ainsi de sauver ses amis, mais aussi des animaux, grâce au bateau de Ziusudra qui se transforme de fait en arche de Noé. Pendant ce temps, dans la forêt, Marie et Nicolas arrivent à l’endroit où se trouvait la maison du jeune garçon, complètement détruite. Cependant, Marie trouve une trappe intacte qui mène à un sous-sol où ils rencontrent la mère des dieux comme l’avait dit le dieu Ibis ! Est-ce enfin le terme de la quête des enfants ?
Afin de comprendre au mieux l’ambitieuse trame globale de La Forêt du temps, Tristan Roulot démarre ce tome de conclusion par le point d’origine de toutes les intrications cycliques et temporelles qui ont donné naissance à autant de mythes selon l’imagination sans limite du scénariste. Tout est expliqué et les révélations concernant les noms de famille des différents personnages selon les multiples variations sont des plus surprenantes. Parmi les indices laissés par l’auteur, il en est un dans cet épisode qui est éclairant au plus haut point et prouve, sans que cela ne soit vraiment utile, toute sa subtilité et son inventivité. Il s’agit de : « Et la Sainte Trinité, le père qui est son propre fils. » En le posant ici hors contexte, rien n’est spoilé. À vous d’en tirer vos conclusions lors de la lecture ! Quoi qu’il en soit, cette série, qui est un récit d’aventure tout autant qu’une histoire d’amour née plusieurs fois sous nos yeux, restera à coup sûr dans les mémoires. Ajoutons la très subtile morale concernant l’acceptation de l’autre lors d’un dialogue entre Marianne et Ziusudra, l’une s’interrogeant sur le genre de l’autre : « J’arrive pas à savoir, t’es un garçon ou une fille, Ziu ? » Et Ziusudra de répondre : « Là d’où je viens, cela n’a pas beaucoup d’importance ! » Bien entendu, le succès incontestable de La Forêt du temps est également le fait d’une interprétation graphique de très grande qualité réalisée par la paire ibérique composée de Mateo Guerrero et Amparo Crespo Cardenete. Le dessinateur a notamment maîtrisé avec brio les personnages aux différents âges imposés par le scénario, tout comme la coloriste a su créer des ambiances complètement en phase avec les différentes actions.
Une conclusion à la hauteur de ce que l’on pouvait en attendre et qui amènera sans aucun doute plusieurs relectures d’une traite afin de saisir toutes les subtilités du récit global !
Stéphane Girardot
















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