© 2024 Steinkis
- Titre(s) : Les Femmes ne meurent pas par hasard
- Scénariste(s) : Charlotte Rotman
- Dessinatrice(s) : Lison Ferné
- Coloriste(s) : Juliette Vaast
- Editeur(s) : Steinkis
- Parution : Octobre 2024
- Prix : 24,00 €
- EAN : 9782368466575
Anne Bouillon est avocate à Nantes. Au fur et à mesure de sa carrière, elle a rapidement choisi de ne plus défendre d’hommes et au contraire de se consacrer à plaider la cause de femmes victimes d’hommes manipulateurs ou de maris violents. Ses clientes s’appellent Djeneba, Morgane, Laure ou encore Aurélie, elles ont en commun d’avoir subi des violences physiques ou psychologiques par leur compagnon ou mari et surtout d’avoir choisi de parler et de tenter d’obtenir justice. Chose bien compliquée quand on sait que 80% des plaintes sont classées sans suite et que seul 1% d’entre elles aboutissent à une condamnation pénale !
Avec Les Femmes ne meurent pas par hasard, trois autrices – Charlotte Rotman, Lison Ferné et Juliette Vaast – mettent en lumière le travail acharné et passionné d’Anne Bouillon. On comprend rapidement que l’avocate n’est pas tout à fait comme les autres et qu’elle voue sa vie à défendre celles que l’on n’écoute pas ou que l’on rabaisse. Il paraît inconcevable qu’après la vague Me Too on ne prenne toujours pas en considération la parole des femmes battues ou maltraitées quand elles essaient de trouver de l’aide auprès des autorités et pourtant les chiffres parlent d’eux-mêmes : seule 1 femme sur 4 ose porter plainte lorsqu’elle subit des violences. Au fil des pages, on découvre des histoires simples et malheureusement beaucoup trop banales d’hommes qui considèrent les femmes comme leur possession et se croient donc tout permis, y compris de porter la main sur elles. Heureusement tout n’est pas négatif dans cet album, loin de là ! On ressort de la lecture en prenant conscience de la force de caractère de ces femmes qui ont osé parler et on ressent autant de compassion que d’admiration pour elles. On découvre également qu’il existe des lieux accueillant ces victimes ou d’autres permettant aux victimes et aux auteurs de violence de suivre des thérapies et de se confronter, permettant aux unes de prendre confiance en elles et aux autres de se rendre compte de ce qu’ils sont réellement. Côté dessins, c’est simple, sans fioriture, avec peu de décors, permettant ainsi de vraiment se focaliser sur les histoires racontées.
Un album qui met en lumière ces femmes victimes et qui fait prendre conscience que, même si les choses changent, cela ne va pas encore assez vite.
Laëtitia Lassalle











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