© 2025 Editions Soleil
- Titre(s) : Les Chimères de Venise
- Scénariste(s) : Christophe Arleston
- Dessinateur(s) : Alessandro Barbucci
- Coloriste(s) : Nolwenn Lebreton
- Editeur(s) : Soleil
- Parution : Septembre 2025
- Prix : 15,95 €
- EAN : 9782302102439
Sigisbert est invité par la Pontife à lui révéler tous les détails de la mystérieuse affaire qui vient de secouer Venise. Les faits étaient encore aussi troubles que l’eau de la lagune, le preshaun doit tout raconter de son implication, après qu’une héritière de Leonardo da Vinci ait décidé de faire payer la trahison des Vénitiens envers son ancêtre. Morte dans sa tentative d’attirer des prédateurs dans les canaux, son retour dans le corps de Fourmille, présente en ville pour négocier un contrat, lui a permis de poursuivre son plan de destruction, obligeant Sigisbert à requérir l’aide d’une vieille connaissance pour sauver à la fois son amie et Venise…
« Tu crois aux fantômes, maintenant?
– Il y a pire que les fantômes.
– Oui, il y a Venise… »
En changeant sensiblement la formule classique de la série, Christophe Arleston lui redonne le souffle qui pouvait parfois manquer aux derniers tomes. Cette fois, les personnages principaux sont un peu mis de côté – Yuri n’intervenant qu’en toute fin d’album et Fourmille restant inconsciente la plupart du temps – pour donner plus d’épaisseur au sympathique preshaun Sigisbert de Motafiume, narrateur et protagoniste majeur de cette aventure vénitienne. Mais c’est également la narration qui donne un certain peps à l’ensemble, sous forme d’un long flashback entrecoupé de la rencontre entre le notaire et la Pontife. On suit donc le récit avec plaisir, l’humour étant encore une fois omniprésent et subtil. Le cadre de l’histoire donne lui l’occasion aux auteurs de jouer avec les références, la plus importante étant le clin d’œil à l’oeuvre d’Hugo Pratt, au centre de presque tout. Sans trop abuser des particularités de son univers, cette version « classe Ekhö » de Venise permet au scénariste plusieurs piques très drôles, qu’Alessandro Barbucci met une fois de plus en scène avec inventivité. Lui aussi semble beaucoup s’amuser avec ce monde étrange et décalé qui offre tant de fantaisie.
Un album très attendu qui s’affranchit de ses propres codes.
Arnaud Gueury







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