© 2025 Editions Delcourt
- Titre(s) : Duck and Cover
- Scénariste(s) : Scott Snyder
- Dessinateur(s) : Rafael Albuquerque
- Coloriste(s) : Marcelo Maiolo
- Editeur(s) : Delcourt
- Collection : Contrebande
- Parution : Mai 2025
- Prix : 17,50 €
- EAN : 9782413049753
Coincé sur une base militaire en plein cœur de l’Amérique, Delmont Reeves se distingue de la masse des autres adolescents en nourrissant le rêve de devenir un réalisateur de cinéma reconnu. Projectionniste dans un drive-in, il passe son temps à tourner des films amateurs avec ses deux amis, loin des gamins plus populaires. Mais l’ambiance de ces années 1950 n’est pas toujours rose, et la menace d’une guerre atomique avec l’ennemi soviétique plane tous les jours. Les messages de prévention diffusés depuis des années sont devenus une routine, le jour où le ciel s’embrase et les bombes dévastent tout autour de Del et ses camarades…
« Je n’arrive pas à y croire. Les cocos… ils n’ont tout de même pas osé…
– Regarde alentour… Ils l’ont fait. »
Si Scott Snyder est trop jeune pour avoir connu cette époque trouble de la Guerre froide, nul doute qu’il a pu être marqué par les souvenirs de la génération de ses parents. L’explication du titre de cette mini-série en quatre chapitres donne les bases d’une histoire qui rend hommage aux années 50 dans ce qu’elles ont de plus iconique mais aussi de plus tragique. Les consignes données aux élèves en cas d’attaque nucléaire servent de point de départ à une aventure plus fantastique que ce qu’on pouvait imaginer, avec de nombreux clins d’œil à la science-fiction à la fois naïve et viscérale de cette période. Avec des personnages volontairement caricaturaux façon Breakfast Club, le scénariste part rapidement dans une direction délirante, sans chercher le moindre réalisme. Ce n’est donc pas une uchronique que raconte Duck and Cover mais bien un récit de SF trépidant, exploitant les thématiques et peurs d’un autre temps. Il retrouve pour l’occasion son comparse brésilien de la série American Vampire, ce qui assure un graphisme de grande qualité, expressif, énergique et toujours juste dans ses intentions. A noter l’excellente colorisation de Marcelo Maiolo, qui joue très bien avec la temporalité de l’action et lui donne ce qu’il faut de modernité.
Une série surprenante, à la fin un peu abrupte, qui rend hommage à la SF des années 50.
Arnaud Gueury












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