Manon Debaye © 2025 La Ribambulle
Nous avons profité du festival Quai des Bulles pour poser nos questions à Manon Debaye afin de parler de ses deux albums parus aux éditions Sarbacane. Cette interview dévoile de nombreux éléments des intrigues de La Falaise et Des filles normales. Il est donc préférable d’avoir déjà lu les albums.
Bonjour et merci beaucoup d’avoir accepté de répondre à nos questions.
Merci pour l’invitation.
Je voulais tout d’abord revenir sur votre début de carrière. Vous avez participé au collectif Mökki, vous l’avez même co-fondé.
Oui.
Il y a eu des numéros collectifs, avec des auteurs et autrices de styles très différents. Vous avez publié Trois déclarations d’amour succinctes aussi, un livre, Les Cendres, avec Paul Lannes.
Oui, en fait, le collectif, on l’a fondé quand on était aux Arts Déco de Strasbourg et ensuite, on a continué après. Et il y a eu effectivement plusieurs numéros, avec des thématiques. Par exemple « tous les personnages sont de dos ». L’idée était de construire des histoires autour de ces contraintes, qui étaient assez fortes. Et c’était un espace d’expérimentation pour nous. André Derainne faisait partie du collectif, Saehan Park, qui fait de l’illustration jeunesse… On était vraiment plusieurs à travailler dedans. Cette expérimentation m’a permis de développer ma grammaire, on va dire, narrative et même visuelle. Et on faisait par ailleurs des petits livres. Enfin, « petits », Les Cendres je crois que c’est quand même 100-150 pages.
Mökki 4 (janvier 2017) © Manon Debaye
Oui, surtout Trois Déclarations d’amour succinctes. Ce sont trois petits carnets ?
Oui, trois petits livres sous forme de poèmes. Et ce sont des déclarations d’amour. Tout est dans le titre (rires). Ça permettait aussi de faire des choses comme ça qui ne peuvent pas être vendues. On ne peut pas proposer ce genre de choses à un éditeur et pourtant c’est vraiment très agréable de tester, de les faire et de les partager. Forcément, c’était un temps fou de faire ça, parce qu’on faisait tout : on imprimait, on pliait, on allait en festival, on vendait… Et on vendait très peu (rires). Ce n’était pas du tout rentable mais ça a permis d’expérimenter aussi, de faire des festivals, de rencontrer des gens et de montrer son travail à des éditeurs d’un niveau plus professionnel que le collectif.
C’est comme ça que vous avez rencontré Sarbacane ? Au début de La Falaise, vous remerciez « Max et Frédéric d’être venus chercher [votre] projet », donc j’imagine que c’est Max de Radiguès et Frédéric Lavabre. Comment vous les avez rencontrés ?
J’ai eu de la chance, en fait, c’est Max de Radiguès qui m’a envoyé un message, par mail ou par Insta, je ne sais plus exactement, pour me dire « j’ai vu que tu faisais des planches et que tu travaillais sur un projet, si tu as quelque chose, envoie-le moi ». Je ne sais pas du tout s’il m’avait remarquée sur les salons…
Ou s’il avait lu Les Cendres…
Oui, je ne sais pas du tout. Il faudrait que je lui demande. Donc, en fait, ça s’est fait assez facilement. C’est lui qui est venu me chercher et je lui ai envoyé La Falaise. J’étais en train de travailler sur le storyboard et on l’a retravaillé. C’est comme ça que ça s’est passé.
Les planches dont il parlait dans son message, c’était déjà La Falaise ?
Oui. Alors, au final, aucune planche de ce que j’avais n’a été gardée (rires), mais c’était déjà La Falaise.
Et l’idée de l’album est venue comment ? Parce que c’est quand même un album qui parle de harcèlement, de pacte de suicide, avec des adolescentes que tout semble opposer.
J’avais cette histoire en tête depuis très longtemps, je n’arrive même plus à me rappeler d’où elle est sortie. Comme beaucoup de premiers livres, c’était un livre de diplôme qui a maturé très longtemps. Mais je sais que j’ai mis beaucoup de moi-même dans les deux personnages. Adolescente, je ressemblais beaucoup, je pense, et à Charlie et à Astrid. À Charlie, parce que j’avais cette colère en moi qui était impossible à contenir, je sentais une rage. Et en même temps, j’étais une préadolescente assez réservée, dans sa bulle, qui écrivait. Ces personnages-là sont partis de deux parts opposées de moi-même. Charlie, qui est le personnage principal, est un peu un archétype de l’adolescente en colère que j’aime beaucoup dans la littérature. Je voulais faire une BD et c’est toujours quelque chose qui me tient à cœur d’avoir des bandes dessinées où les personnages sont pleins d’ambiguïté et ne sont pas des bons personnages. Je n’aime pas l’idée d’un héros ou d’une héroïne parfait(e). Le personnage de Charlie, c’est un personnage avec énormément de défauts, qu’on lui pardonne aussi parce qu’elle est très jeune, mais qui, en fait, a un choix qui est matérialisé en quelque sorte par le suicide : il faut évoluer ou mourir d’une certaine façon. Le suicide, c’était un peu cette métaphore du passage de l’enfance à l’adolescence, où l’on n’a pas d’autre choix que de changer et d’évoluer, ou alors de rester coincé. C’était un peu cette idée-là. Quelque chose qui m’intéresse aussi, c’est de parler des rapports de domination. En général, les rapports de force entre individus m’intéressent beaucoup. C’est pour ça qu’il y a eu ce rapport-là, les personnages de Charlie et d’Astrid et j’ai matérialisé tout ça dans cette micro-société qu’est le collège, où toutes les inégalités – sociales, sexistes, racistes – sont exacerbées et reproduisent tout ce qui se passe dans notre société mais à une échelle réduite et avec beaucoup de violence. Il y avait un peu ce travail avec le personnage de Charlie, qui arbore un masque social mais qui, en même temps, voit Astrid en cachette. Tout ce travail-là !
Manon Debaye, La Falaise © Sarbacane 2021
C’est sorti en 2021, et j’ai vu que le dessin de couverture utilisé pour Des filles normales date à peu près de cette époque. Ça a germé longtemps et c’est vrai que Des filles normales apparaît un peu comme une sorte de prolongement de La Falaise. On retrouve les phénomènes de bande, les tensions qui peuvent les accompagner… On peut aussi noter les rapports entre les filles et leur mère : la dynamique entre Charlie et sa mère ressemble un peu à celle entre Alice est la sienne. Il y a un petit soulagement tragique, quand on voit la réaction de la mère d’Alice. On peut spoiler, je mettrai un avertissement.
Ah super, c’est parfois un exercice d’équilibriste.
On est face à des mères seules qui ne voient pas les signaux ou qui contribuent au mal-être de leur enfant. C’était voulu, assumé, cette espèce de filiation entre les deux albums ?
Manon Debaye, Des Filles normales © Sarbacane 2025
Je pense que je vois un peu les deux comme une sorte de diptyque, en fait. Je sentais que je n’avais pas tout dit dans La Falaise et qu’il y avait d’autres choses que je voulais aborder. Effectivement, il y a des thématiques qui reviennent. La Falaise, c’est vraiment le passage de l’enfance à l’adolescence, et Des filles normales, c’est le passage de l’adolescence à l’âge adulte, ce qui me permettait d’aborder des choses dont je ne parlais pas dans La Falaise. Le rapport homme-femme, tout ce qui est autour de la sexualité… Effectivement, il y a, je pense, des leitmotiv un peu récurrents avec les personnages des parents. Dans Des filles normales, le personnage du père de Maé est assez peu positif, aussi. Des parents qui sont responsables, en quelque sorte, du mal-être de l’enfant, bien qu’on puisse leur trouver des excuses, notamment dans La Falaise. La mère de Charlie, on voit qu’elle est dépassée par cette adolescente.
Elle fait ce qu’elle peut.
Ce n’est pas du tout, je trouve, dans La Falaise, une mauvaise mère. C’est quelqu’un qui est dépassé et qui n’arrive pas à contenir, justement, cette rage adolescente qui déborde. Alors que dans Des filles normales…
Manon Debaye, Des Filles normales © Sarbacane 2025
Elle est plus méchante, la mère d’Alice, avec ses petites remarques…
Oui, et ce que j’imaginais, c’est qu’elle est assez jeune, la mère d’Alice. Donc d’avoir cette trajectoire de femme qui, comme Alice, était sûrement très belle et qui a eu un enfant très jeune et qui s’est retrouvée seule, et qui n’était finalement pas apte à s’en occuper.
Elle a même l’air un peu jalouse de sa fille. Il y a un côté un peu malsain.
Oui, il y avait ce rapport-là. Moi, ça me permettait de montrer que le personnage d’Alice est un personnage qui n’a personne. À partir du moment où le cercle amical se rompt, elle n’a plus personne. À la fois sa mère mais aussi le père de Maé, qui force sa fille à couper les ponts, qui catégorise Alice dès le départ… Une fois le cercle amical brisé, Alice se retrouve sans personne, sans ressources et complètement seule et livrée à elle-même.
Manon Debaye, La Falaise © Sarbacane 2021
On retrouve aussi le thème de l’art, de l’écriture comme échappatoire. Vous disiez que ça vous ressemblait. Vous écriviez des romans, des poèmes ?…
Dans La Falaise, le personnage d’Astrid écrit La Crypte du monde perdu et c’est une histoire que j’ai tenue pendant des années, avec des elfes. Il y a un vrai parallèle (rires).
Dans Des filles normales, c’est plutôt en chansons qu’elles extériorisent. On a aussi Isaac Dean qui dit qu’on crée avec le pire de nous-mêmes. Est-ce qu’il y a un peu de ça aussi ?
Bon, pour Isaac Dean, je n’adhère pas forcément à sa vision des choses. Lui, sa vision de l’art justifie ses comportements dans la vie. C’est la justification, encore aujourd’hui, de beaucoup d’hommes créateurs, qui vont justifier tous leurs comportements de merde au nom de l’art. C’est leur excuse pour tout. Mais sinon, c’est effectivement une conviction personnelle de l’art comme échappatoire et moyen d’évolution personnelle. Comme note d’espoir à chaque fois. C’est aussi un truc assez personnel. Ado, j’ai eu une dépression assez lourde et c’est le fait d’aller à fond dans l’art, l’écriture, le dessin qui est apparu comme une sorte de rayon de soleil. Les deux BD finissent un peu avec le beau temps qui se lève. Il y a un peu cette idée de la création qui est associée à l’idée de reconstruction et de résilience aussi, notamment dans Des filles normales. C’est par l’art qu’on peut réussir à se soigner et à évoluer. D’autant plus que dans Des filles normales, dès le départ, c’est un groupe de filles qui sont créatrices : elles font de la musique, elles ont une vraie impulsion de création qui se brise à la rencontre d’Isaac Dean. Et le fait de récupérer cette impulsion à la fin, cette envie de créer, c’est réussir à survivre et à réparer les traumatismes de l’adolescence et de cette rencontre.
Manon Debaye, Des Filles normales © Sarbacane 2025
Est-ce que vous avez eu dès le départ l’idée de la construction en deux parties, avec autant d’années qui se sont écoulées. Et le rôle de Giulia ? Est-ce que vous vouliez dès le départ ce personnage un peu effacé, dont on oublie presque la présence, et qui a eu un rôle à jouer qu’elle n’a pas trop joué… Ou est-ce que vous aviez surtout la trame d’Alice et le reste s’est greffé ?
Manon Debaye, Des Filles normales © Sarbacane 2025
La construction en deux parties était là depuis le départ. Je savais qu’il y avait la mort d’Alice qui allait couper l’album en deux. D’ailleurs, c’est ça qui était difficile parce qu’au fur et à mesure de l’écriture, on s’attache aux personnages. J’étais là, « mais je ne veux pas la tuer ! », j’essayais de trouver plein de moyens pour revenir en arrière mais toute mon histoire s’était construite à partir de ce que j’appelle la cassure. C’est vraiment cette idée, que j’aime bien dans les histoires, d’un événement traumatique qui sépare un « avant » et un « après ».
Oui, il y a des éléments prémonitoires, elle joue avec son briquet…
Oui, et des visions… Pour le personnage de Giulia, j’ai adoré faire son évolution. Il y a une évolution qui est assez forte alors que Maé est un personnage qui reste coincé. Je voulais montrer qu’elle est restée coincée à seize ans le jour de l’incendie. Giulia est effectivement assez effacée. Le fait d’avoir cette construction-là aussi, c’est que dans la première partie, c’est la relation entre Alice et Maé qui prend plus de place. Une fois qu’Alice meurt, Giulia devient l’interlocutrice dont j’avais besoin. Je trouve que ce personnage de Giulia est assez crédible parce qu’il il y a souvent des adolescents qui se sentent effacés, mis en retrait, etc. Et une fois qu’ils se trouvent dans un domaine où ils se sentent à l’aise, passionnés et même reconnus pour leurs compétences, ils se mettent à rayonner. Je voulais qu’elle soit peu énervante dans la deuxième partie.
Manon Debaye, Des Filles normales © Sarbacane 2025
Elle réussit tout, c’est l’« élite ».
C’est ça ! Je voulais qu’elle soit énervante et qu’elle ait aussi un peu épousé son déterminisme social bourgeois, qu’elle l’ait pleinement réalisé. Je voulais qu’on se rende compte que la manière qu’elles ont de gérer le deuil est complètement différente pour les deux, mais que ça les ronge toutes les deux, d’une manière différente. Dès le départ, c’était aussi un truc important pour moi que l’évolution de Maé se passe plus par des images muettes et une expérience, on va dire, plus fantasmagorique, fantasmée, alors que Giulia, je voulais qu’elle ait un monologue. Elle qui parlait très très peu, je voulais qu’elle ait ce moment où elle va pouvoir parler et s’exprimer. Alors qu’elle s’est tue si longtemps. En tout cas, ce n’était pas le personnage d’Alice. J’ai vraiment pensé les trois en même temps. L’amitié entre les trois était très importante pour moi.
Votre dessin est assez doux, même si les thèmes sont tristes, glauques, tragiques. Je voudrais qu’on parle un peu de votre technique. J’ai vu crayons de couleur et pastel broyé.
Oui, c’est ça.
Vous utilisez uniquement ça ou vous essayez d’autres choses ? Ou vous avez d’autres envies ?
Pour La Falaise, c’était vraiment tout aux crayons de couleur. Pour Des filles normales, il y a beaucoup plus de pastel qui permet d’avoir un côté plus vaporeux et doux. Alors que c’est plus brut dans La Falaise. Là où ça a changé aussi, c’est que dans Des filles normales, les crayonnés sont faits sur tablette, ce qui me permettait de gagner du temps pour certaines choses. Par exemple, pour la perspective. Parce que dans La Falaise, je travaillais en A3 alors j’avais des points de fuite là, d’autres là, c’était horrible (rires) ! C’est une technique que j’aime beaucoup parce que je peux un peu bidouiller et rater. Il y a des techniques, par exemple, comme l’encre directe où si c’est raté, c’est raté, on ne peut pas revenir en arrière, il faut recommencer. Alors que là, parfois, je commence une ambiance colorée, je ne suis pas du tout contente donc je gomme, je reviens. Il y a toujours des traces qui restent mais ça crée de la vibrance. Donc l’erreur ou l’accident vient donner de la profondeur au dessin. Ça permet de travailler mais sans la pression de certaines techniques (rires) où on retient son souffle parce qu’on ne peut vraiment pas rater. Moi, il y a quelque chose d’assez méditatif. Ça ne veut pas dire que je ferai ça forcément tout le temps mais, pour le coup, je trouve que, en matière de confort – parce que c’est important d’apprécier dessiner ! – , ça reste une technique qui est vraiment très, très agréable. J’aime beaucoup le cinéma de Sofia Coppola et j’ai vu Virgin Suicides quand j’étais assez jeune, j’avais 16-17 ans. Ça a été vraiment un choc ! Je trouve que ce contraste entre quelque chose de doux, vaporeux, assez pop, et le thème fonctionne assez bien. Notamment, là, pour travailler sur l’adolescence puisque c’est ce qu’on projette aussi sur les jeunes filles : l’idée d’un monde doux, sensible… Alors qu’en fait, ce sont des personnages qui bouillonnent, qui ont plein de défauts, qui sont des personnages compliqués… Donc j’aimais avoir cette rencontre et ce contraste entre les deux.
Je voulais saluer vos jeux avec le cadrage, quand elles se font des coiffures dans La Falaise, et quand ça se rompt entre Alice et Maé dans Des filles Normales. Vous l’avez dit, vous travaillez en A3. Les deux albums sont très grands, c’est un choix de votre part, une proposition de Sarbacane, le fait de travailler en A3… ?
Oui, c’est pour ça. Sinon, c’est un peu frustrant de travailler aussi grand. Je travaille en A3 aussi pour le confort du dessin parce qu’il y a des techniques où le geste est important et, si on se sent engoncé dans son petit format, ce n’est pas du tout confortable. Je pense que j’aurais été assez frustrée. Il y a des traductions où les planches sont petites et, vu que j’essaye de faire passer beaucoup de choses par le dessin, même d’avoir beaucoup de cases muettes, des moments où on prend son temps, où le rythme se coupe, j’ai envie que ces gens puissent profiter.
L’aspect contemplation peut être un peu perdu. Ces deux albums ont en commun une certaine ambiguïté, un côté un peu étrange. Vous avez fait une exposition en 2020, « Mémoire Liquide », avec Frédérique Bertrand. On y retrouve cette étrangeté. Comment est né ce projet ? C’est quelque chose que vous aimeriez refaire, ce dialogue en dessins ?
C’était dans le cadre du festival Centrale vapeur, à Strasbourg. Chaque année, ils organisent un dialogue de dessins entre deux artistes. Là c’était avec Frédérique Bertrand et c’est vrai que c’est super, comme exercice. L’idée était d’envoyer un dessin et que l’autre y réponde. Ça permet de se confronter à l’univers de quelqu’un d’autre et d’aller dans des directions qu’on ne soupçonne pas forcément donc ça permet un renouvellement de l’imaginaire. C’est vrai que j’ai adoré ! Si j’avais l’occasion de refaire ça… Je l’avais déjà fait dans Les Cendres avec Paul Lannes. C’est hyper stimulant.
« Mémoire liquide » © Manon Debaye 2020
Il y a des personnages qui m’ont fait penser à ceux des deux albums.
Ah. « Mémoire Liquide », ce sont surtout des autoportraits.
Il y a un personnage qui m’a fait penser à Enzo. Et un personnage, effectivement, un autoportrait, qui m’a fait penser à la mère de Charlie.
Je ressemblais plutôt à Charlie adolescente, j’avais le même t-shirt (rires). Le graphisme de Charlie est vraiment une sorte d’autoportrait. Même si je n’ai jamais été comme Charlie, à harceler…
Et frapper la copine…
Non ! Je n’étais pas cette petite créature un peu sadique.
Vous avez d’autres projets ? Est-ce qu’il y a une traduction prévue pour Des filles normales, comme pour La Falaise ?
Des filles normales est sorti il n’y a pas très longtemps donc pour l’instant… J’aimerais bien, mais ça ne dépend de moi. Et là, je commence un scénario mais je ne sais pas ce que ça va donner.
Encore des thématiques enfance, adolescence ? Ou on continue d’avancer dans l’âge car c‘est un bon terrain de jeu ? Ce sera aussi chez Sarbacane ?
Je ne sais pas.
On suivra et on vous souhaite du succès avec ce projet ou de bifurquer vers une autre direction si c’est ce que vous voulez finalement. Merci beaucoup !
Merci à vous.
Propos recueillis par Chloé Lucidarme et Nicolas Raduget
Interview réalisée le samedi 25 octobre 2025
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