Dans la bulle de… Olivier Dauger

Par | le 2 septembre 2014 |

Présent au meeting aérien de la Ferté-Alais, nous avons enlevé Olivier Dauger à ses lecteurs le temps de lui poser quelques questions, l’occasion d’en savoir un peu plus sa nouvelle série, Ciel de guerre. Rencontre.

Olivier Dauger

© La Ribambulle / Arnaud Gueury

Bonjour Olivier, peux-tu nous résumer en quelques mots ta nouvelle série, Ciel de guerre ?

Ciel de guerre retrace l’aventure vécue par les pilotes français de l’armée de l’air en 1940 quand les allemands ont déclenché leur attaque surprise sur la France. C’est une série prévue en quatre tomes qui vont aller de mai 40 à novembre 42. Nous allons suivre les pilotes, du déclenchement des hostilités jusqu’à l’armistice, puis le départ en Afrique du Nord des pilotes après 40 et nous allons finir l’opération Torch.

Ciel en ruine comportait des éléments fantastiques, en est-il de même avec Ciel de guerre ?

Ciel de guerre est un récit certainement un peu plus classique de ce point de vue là en comparaison avec Ciel en ruine mais il y aura d’autres éléments très intéressants à découvrir…

Tu as réalisé des albums pour les collections Cockpit et Calandre, peut-on imaginer dans un avenir plus ou moins proche que tu réalises un album pour la collection Carénage ?

Je ne pense pas. Autant j’aime la moto, autant les dessiner c’est un calvaire donc ça n’est pas quelque chose que j’envisage. Dessiner les roues et les motos m’ennuie donc non, il y a bien d’autres choses qui m’intéressent et qui me permettront d’être occupé ces prochaines années.

Tu es l’un des tout premiers auteurs à avoir intégré la collection Cockpit, y a-t-il une petite part de fierté de faire partie de l’aventure surtout au vu du succès de celle-ci ?

Fierté je ne sais pas mais content c’est certain. Les gens que l’on rencontre nous parlent souvent de nos albums, de la collection et cela fait vraiment plaisir. On retrouve régulièrement les mêmes lecteurs qui ont commencé à suivre la collection Cockpit en 2005 avec les premiers albums de Romain Hugault. C’est un lectorat fidèle et c’est intéressant quand on est auteur.

Le lectorat que tu rencontres en festival BD est-il différent de celui que tu as l’occasion de voir sur un meeting aérien tel que celui de la Ferté-Alais ?

Effectivement c’est un lectorat un petit peu différent, nous avons des amateurs d’aviation avant tout mais pas forcément de BD contrairement aux festivals BD. Ici c’est la grande messe de l’aviation, ils sont tous là.

Ciel de guerre #1

© Paquet

Avec Ciel en ruine vous développiez une histoire sur les pilotes allemands sur le front Est, avec Ciel de guerre vous développez à nouveau un sujet peu connu par le grand public. Est-ce l’un de vos moteurs lors de la création d’un nouveau projet ?

Choisir un sujet qui a été peu traité était un point fondamental, la bataille de France a été très rarement abordée en bande dessinée, je pense à la série Biggles raconte qui y a consacré un album. Le grand public connaît la bataille d’Angleterre et tout ce qui a suivi mais ce qui s’est précédemment passé, et qui comprend la bataille de France, est peu connu. Pourtant cela a été une période très violente, très dure et on en parle peu donc nous voulions éclairer cet aspect-là du conflit.

Pour conclure, y a-t-il un appareil que tu préfères dessiner ?

Je n’ai pas vraiment de préférence. Il se trouve que dans ce premier tome de Ciel de guerre on suit une unité qui vole sur un Curtiss H75, du coup j’ai été amené à le dessiner sous tous les angles et je dois dire que j’aime bien cet avion, c’est un bel avion. Ce n’est pas le plus connu des avions de la seconde guerre mondiale et pourtant il était bien plus répandu que le Dewoitine 520. Les français volaient essentiellement sur des avions américains en 1940 mais encore une fois cela n’est pas très connu mais grâce à Ciel de guerre nos lecteurs seront plus informés sur le sujet.

Merci à toi d’avoir répondu à nos questions.

Propos recueillis par Nicolas Vadeau.

Interview réalisée le 8 juin 2014.

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Description de l'auteur

Nicolas Vadeau

Département : Eure-et-Loir Séries préférées : Les Aigles de Rome, Lincoln, Tony Corso, L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, Une nuit à Rome, Lastman, Mamette, Le Voyage des Pères… Auteurs préférés : Enrico Marini, Jérôme Jouvray, Wilfrid Lupano, Régis Hautière, Jim, Philippe Fenech, Bastien Vivès, Nob, Jean-Pierre Gibrat, Zidrou, David Ratte, Olivier Berlion… J’aime aussi : le sport et particulièrement le badminton, le cinéma, la musique et vivre à la campagne. Voir tous les articles de ce rédacteur

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