- Titre(s) : Astérix en Lusitanie
- Scénariste(s) : Fabcaro
- Dessinateur(s) : Didier Conrad
- Coloriste(s) : Thierry Mébarki
- Editeur(s) : Albert-René
- Parution : Octobre 2025
- Prix : 10,90 €
- EAN : 9782017253709
Épidemaïs le marchand phénicien, arrive au village des irréductibles Gaulois avec un passager particulier. Boulquiès, un des esclaves ayant contribué à la construction du Domaine des Dieux, sollicite leur aide. En effet, son ami Mavubès, fabricant du garum préféré de César, est accusé d’avoir voulu l’empoisonner, ce qui lui vaut d’être enfermé dans la prison d’Olisipo en attendant d’être jeté aux lions. Or, Mavubès a été victime d’un coup monté orchestré par le traître Pirespès et son allié romain, le gouverneur Pluvalus, qui souhaite que César s’approvisionne désormais en Garum Lupus ®, celui de son cousin, avant d’évincer César. Astérix, Obélix et Idéfix partent alors en direction du village lusitanien de Nulohuno pour faire innocenter Mavubès.
« De la sauce au poisson, c’est inadmissible! On va vous délivrer de ça! »
Faut-il réellement réexpliquer le phénomène Astérix ? Rappeler pourquoi chaque album est un phénomène, que chaque sortie d’album en fait le livre le plus vendu de l’année ? Pourquoi on communique avec un teasing de plusieurs mois jusqu’à la sortie de l’album ainsi que diverses révélations au compte-gouttes jusqu’à la sortie de l’album ? On peut juste dire qu’il s’agit déjà du septième album dessiné par Didier Conrad et du deuxième scénarisé par Fabcaro. Le scénariste parvient à mettre ce qui fait la force de son humour au service de cet univers très connu : de nombreux jeux de mots, des références aux albums précédents, notamment L’Odyssée d’Astérix dès la première case, un regard sarcastique sur notre société, y compris politique, avec un gros passage sur les publicitaires, le décalage d’Obélix avec les traditions portugaises, que ce soit avec la cuisine ou le fado, et une aventure pour la double lecture si chère à René Goscinny. De son côté, Didier Conrad maîtrise de plus en plus les personnages, au point qu’il donne l’impression de se détacher petit à petit du style Uderzo pour rapprocher les Gaulois du sien, avec une mention particulière pour le personnage d’Oxala, la fille de Mavubès. Le dessinateur garde aussi l’autre ADN de la série : les caricatures de célébrités, que ce soit via les personnages, comme Crésus Lupus, très reconnaissable au demeurant, ou en caméo.
Astérix reste un classique indémodable, et ses auteurs actuels transmettent le flambeau avec succès.
Laurent Muret







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