- Titre(s) : À la poursuite du trésor de Décalécatán
- Scénariste(s) : Fabcaro
- Dessinateur(s) : Fabrice Erre
- Coloriste(s) : Sandrine Greff
- Editeur(s) : Dupuis
- Collection : Tous publics
- Parution : Mai 2025
- Prix : 12,95 €
- EAN : 9782808511971
C’est l’histoire de deux mecs qui embarquent pour le Mexique alors qu’ils devaient se rendre à Niort. Là où des humains normalement constitués s’en seraient immédiatement rendu compte, nous sommes malheureusement en présence des deux Fabrice, les deux « rigolos » de l’édito Spirou. Convaincus de leur bonne arrivée dans les Deux-Sèvres, ils vont tout de même s’apercevoir assez vite que les mœurs niortaises sont un peu étranges et que ce festival BD est un peu particulier…
Ohé ohé ! Prépublié avec bonheur dans le journal de Spirou, ce périple de Fabcaro et Fabrice Erre a pu ravir les adeptes d’aventures exotiques dignes des meilleurs albums de l’âge d’or de cette grande maison d’édition (Spirou et Fantasio, Tif et Tondu, Satanas et Diabolo, etc.). Si, en plus, les adeptes en question aiment les légères touches d’absurde et les quiproquos en tous genres, nous pouvons sans problème leur faire une ordonnance sans besoin de les ausculter. Un gloussement par page, minimum, il parait que c’est bon pour la santé, alors pourquoi se priver ? On ne sait pas si c’est le grand air qui leur fait du bien, eux qui sont habituellement coincés en première page, mais les deux auteurs, habitués à nous régaler chacun de leur côté et parfois ensemble, sont une nouvelle fois en pleine forme. Les bonnes idées fusent comme une frappe à ras de terre sur terrain humide et, sans nul doute, À la poursuite du trésor de Décalécatán par le biais d’aventures riches tant en suspense qu’en rebondissements dans un cadre exotique (pas merci d’avoir glissé un á dans le titre, heureusement qu’il y a le raccourci alt 160 mais encore faut-il le savoir ou le demander à sa copine excédée qui travaille à côté pendant que vous écrivez cette chronique tout en sachant qu’elle vous a déjà dit qu’elle vous dégagerait de l’appartement si l’un des Fabrice venait sonner à la porte et heu arrêtons ici cette digression), s’impose comme l’une des BD du mois de mai sinon de l’année entière. C’est même possiblement la meilleure BD du monde sortie un 16 mai mais vous conviendrez que nous pouvons avoir la flemme de vérifier.
Tous les ingrédients d’une belle épopée absurde sont réunis ici par deux spécialistes qui nous livrent en quelque sorte une aventure d’Indiana Jones shooté au Red Bull. Bien cordialement à vous.
Nicolas Raduget












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