© Dupuis, 2026
- Titre(s) : Des boum et des paf
- Scénariste(s) : Lewis Trondheim
- Dessinateur(s) : Delaf
- Coloriste(s) : BenBK
- Editeur(s) : Dupuis
- Collection : Tous publics
- Parution : Octobre 2026
- Prix : 12,95 €
- EAN : 9782808513821
À la rédaction du journal Spirou, la vie n’est pas de tout repos, surtout si, comme Prunelle on est stressé, lui qui doit surveiller un célèbre employé de bureau préférant mener des expériences avec des enclumes et tester diverses inventions au lieu de s’occuper du courrier en retard, tout en essayant de persuader M. De Mesmaeker de signer enfin des contrats tant attendus. Gaston, l’employé en question, se charge de remonter le moral de ses collègues de rédaction, de ses animaux et plus particulièrement de Bubulle le poisson rouge ou encore de son ami Bertrand Labévue, toujours atteint de dépression. Au milieu de tout ça, l’agent Longtarin subit les facéties du héros sans emploi.
« Comme tout le monde est déprimé le lundi, j’organise un pique-nique comme un dimanche pour remonter le moral… »
Depuis que les éditions Dupuis ont annoncé le retour de Gaston Lagaffe par Delaf, les débats sont souvent enflammés et les lecteurs divisés. Pourtant, cet album a des arguments pour que la magie opère. Avec l’arrivée de Lewis Trondheim au scénario, Gaston semble retrouver ses origines. L’idée de Delaf de maintenir la série dans les années 70 est toujours présente, avec de nombreuses références à cette époque : le souvenir du Flagada de Charles Degotte, Raoul Cauvin réintégré, Fantasio conduisant la Honda vue de Panade à Champignac à L’Abbaye truquée et même le retour d’un gag de cette période. Le scénariste a même poussé loin la documentation en incluant une boîte de 100 montages électroniques vendue ces années-là et un chauffeur de taxi roulant en Peugeot 304. Sans oublier le choix éditorial de revenir à la maquette de la première série, jusqu’aux têtes bleues au début de chaque gag et un titre et une couverture qui rappellent un peu l’ex-album R4 En direct de la gaffe. Même si on ne retrouve pas le côté feuilleton du tome précédent, on a quand même un gag récurrent qui a le potentiel de susciter l’hilarité ainsi que certains autres étalés sur quelques pages comme le faisait André Franquin en son temps. Le travail de documentation remarquable augmente la qualité de cet album, Delaf parvenant une nouvelle fois à mêler son style à celui de Franquin pour un résultat agréable, tandis que Ben BK suit la colorisation restaurée de Frédéric Jannin dans les tomes précédents.
La nostalgie peut être bien efficace pour bien rire entre deux gaffes.
Laurent Muret












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