© La Ribambulle 2025
Après un premier album très remarqué, l’épatant Ne m’oublie pas, Alix Garin persiste et signe chez Le Lombard avec Impénétrable, un roman graphique autobiographique à la fois touchant et drôle, très vivant, salué par les lecteurs et lectrices et tout juste auréolé du Prix du Public France Télévisions à Angoulême. C’est justement à la fin d’une séance de dédicaces sur place que nous avons pris rendez-vous sur le stand de son éditeur, pour évoquer avec elle ce nouveau projet très personnel.
Bonjour Alix et merci de répondre à nos questions. Félicitations d’abord pour cet album, Impénétrable, très personnel et réussi. Quels sont les retours que vous avez depuis quelques mois, de lecteurs et lectrices ?
Déjà, je reçois beaucoup de retours, non seulement en festival ou en dédicace mais aussi beaucoup via Instagram : ça permet aux gens de m’écrire. Je suis très émue par les témoignages que je reçois, des personnes qui m’expliquent elles-mêmes souffrir de vaginisme, beaucoup de témoignages d’hommes aussi. Ça me fait plaisir de voir les hommes se sentir concernés, s’emparer de ce sujet, me dire que leur compagne en souffre ou en a souffert et que ça leur a permis de mieux comprendre. J’ai même carrément des témoignages de gens qui me disent : « je ne suis pas concerné(e) par ce sujet mais j’ai quand même été ému(e) » par ce parcours de questionnements de ce qui est communément admis, de comment on fait pour se réapproprier son corps, réinventer son couple. Donc, je suis très satisfaite de voir les gens venir à ce livre par plein de portes d’entrée. Parce que le but était d’être la plus universelle possible. Je ne voulais pas juste m’adresser aux convaincu(e)s, aux femmes vaginiques. J’avais envie de visibiliser le sujet mais aussi, bien plus largement, être au-delà du vaginisme : qu’est-ce que c’est d’être en quête de sa liberté ?
Oui, c’était une question que nous avions. Il y avait un côté cathartique mais aussi un thème universel pour parler à tout le monde. Dès le début, vous avez senti que ça pourrait toucher un large public ?
Je voulais que ça touche un large public ! Je sentais que ça pouvait être tout à fait l’inverse. Dire je suis une femme et je vais parler d’un problème qui ne touche que les femmes, ça aurait pu complètement me couper de toute une partie du public et je voulais absolument déjouer ça. Je voulais déjouer les critiques faciles aussi, notamment vis-à-vis du personnage masculin, du compagnon dans l’histoire… Les choses ne sont jamais toutes blanches ou toutes noires. Je voulais que les hommes aient un personnage auquel s’identifier, qu’ils se sentent représentés aussi eux dans les questionnements que ça peut éveiller.
Est-ce que vous avez hésité à publier cet album exactement comme vous le racontez dans l’histoire ou vous avez pris des petites libertés ?
Ah non, tout ce qui est raconté dans l’histoire est vraiment 100 % autobiographique et s’est passé comme ça. Donc oui, à un moment, ça a été un peu vertigineux de se dire « l’album va vraiment sortir et ça veut dire que plein de gens qui me connaissent dans la vraie vie vont découvrir un peu l’envers du décor de mon quotidien ». Et pour l’immense majorité de mon quotidien, qui ne le soupçonnait pas. Pour ça, il y a un vertige. C’est plus difficile de se révéler aux gens qu’on connaît qu’aux gens qu’on ne connaît pas. Les lecteurs et lectrices dans les files de dédicace, ça ne me fait pas peur de les regarder dans les yeux. Mais mes collègues, quand ils ont découvert l’album, là, il y avait un frisson différent.
La famille aussi, que vous évoquez.
La famille, la famille évidemment. Mais finalement, j’ai la chance d’être entourée de gens incroyablement bienveillants et tout le monde a accueilli cet album avec beaucoup de sollicitude. Et tout le monde a bien compris aussi ce que j’avais essayé de raconter dedans et ça, ça m’a touchée.
Vous avez donc été plutôt rassurée, après la sortie…
Tout à fait ! Tout à fait rassurée. Non seulement il a été très bien accueilli par mes proches mais il a aussi été très bien accueilli par le public, par la critique, et là, d’être sélectionnée au festival d’Angoulême, c’est un peu la cerise sur le gâteau de ce parcours qui salue l’effort fourni mais aussi la progression depuis Ne m’oublie pas… qui était un album qui avait déjà eu beaucoup de succès. Ce succès avait pu à certains égards me pétrifier un peu, me faire me dire « tiens, qu’est-ce que je vais faire ensuite ? ». J’avais peur de décevoir. Et là, le pari est tenu avec Impénétrable et ça, c’est très gratifiant.
Est-ce que, dans Impénétrable, vous avez envisagé un traitement mi-fictif comme, on l’imagine, dans Ne m’oublie pas ? On vous cite, « parler de l’intime sous le couvert de la fiction ». Est-ce que vous avez hésité à faire un peu la même chose ?
Pas une seconde, non ! L’autobiographie s’est vraiment imposée d’elle-même, immédiatement, pour plusieurs raisons. La première, c’est que je pense que je voulais briser ce tabou et, pour ça, il fallait assumer que ça m’était vraiment arrivé. Je ne peux pas prétendre que je vais briser un tabou si, moi, je fais semblant « en fait oui mais non, non, moi je n’ai pas eu de vaginisme ». Non, il fallait assumer jusqu’au bout ! Il y a une phrase de François Truffaut que j’adore, c’est : « la vie a plus d’imagination que nous ». Ce que je raconte dans Impénétrable, il y a des trucs que je n’aurais pas osé inventer tellement je trouve ça romanesque. Et pourtant c’est vraiment comme ça que ça s’est passé. Dire « c’est de l’autobio et la vie aussi peut réserver ce genre de surprises », je trouvais ça important. Et puis moi, j’ai été nourrie très très fort en tant qu’artiste par d’autres artistes qui pratiquent l’autobiographie. Je pense à Annie Ernaux, je pense à Sophie Calle, Blankets de Craig Thompson en bande dessinée aussi, c’est un des ouvrages phares ou, plus récemment, Dessiner encore, de Coco. Ce sont des démarches où l’autobiographie a du sens ! Ce n’est pas juste « j’ai envie de parler de ma p’tite gueule » (rires). C’est comment on passe du particulier au général, qu’est-ce qu’on questionne de notre société via quelque chose qu’on a intimement traversé.
C’est très clair. Personnellement, nous avons d’abord lu Impénétrable. Ensuite Ne m’oublie pas dont vous montrez d’ailleurs quelques extraits dans Impénétrable. Il y a évidemment des points communs dans votre style, des cases bien aérées, dynamiques. Vous vouliez faire dans le même ton graphique ou vous pensez qu’il y a d’énormes différences entre les deux albums ?
Ahlala ! Alors je pense qu’il y a une sensibilité commune. C’est ce que je dis souvent aux gens qui sont là en dédicace, qui me disent qu’ils ont adoré Ne m’oublie pas, et qui vont découvrir Impénétrable. Je leur dis « je pense que si vous avez aimé Ne m’oublie pas, vous aimerez aussi Impénétrable », parce qu’il y a cette sensibilité. Graphiquement, bah oui ! On ne se refait pas. Comment expliquer ? D’un côté, je viens à la narration d’une façon très instinctive. Je dis ça mais en même temps c’est contrebalancé par énormément de prises de tête, de doutes et de remises en question. Le traitement graphique est quand même nettement différent entre Ne m’oublie pas, qui avait cet effet aquarelle très pastel, très léger, et Impénétrable, où les couleurs sont beaucoup plus pêchues, beaucoup plus denses. Mais, pour moi, la couleur fait partie intégrante de la narration et comme ce sont deux narrations bien différentes, il fallait adapter ça. Il faut toujours mettre la forme au service du fond. Et tout ça s’est fait assez instinctivement. Mais c’est clair qu’il y a un prolongement, on ne peut pas faire semblant de comment on dessine. En tout cas, pas sur des projets qui font soit 200 pages, pour Ne m’oublie pas, soit 300, pour Impénétrable ! On ne peut pas se déguiser.
Vous aimez jouer avec les couleurs de l’arrière-plan, vous affranchir du gaufrier classique aussi en partant souvent dans des grandes compositions, des cases qui flottent… Ça, c’est l’instinct qui parle ? Un peu la formation aussi ?
Non, pas la formation (rires). C’est l’instinct, c’est de se dire « tiens, quand la page est vierge, qu’est-ce que je peux vraiment en faire ? Comment mettre cette potentialité de la page vierge au service de la narration ? ». Toujours. Et donc de ne pas aller tout de suite vers la facilité ou vers l’évidence mais de bien se questionner. Qu’est-ce que cette séquence raconte ? Et comment est-ce que je pourrais suggérer ça via la mise en page, le cadrage, la couleur ? Tout ce qui n’est pas du textuel ou l’expression du personnage. Tout ça, ce sont des éléments qui font partie intégrante de la bande dessinée, qui sont parfois un peu négligés dans la pensée autour de la bande dessinée et qui, pourtant, participent énormément à l’énergie qui va s’en dégager. Je me suis beaucoup plus appropriée ces réflexions-là et je suis allée beaucoup plus loin là-dedans dans Impénétrable que dans Ne m’oublie pas où c’était beaucoup plus sage, beaucoup plus classique. Mais je pense que j’étais encore si jeune ! Pour moi, c’était déjà exceptionnel et ça me paraissait épatant de pouvoir faire un album de 200 pages. Dans Impénétrable, ça, c’était fait. Je m’étais prouvé que je pouvais le faire, « OK : maintenant, comment je peux pousser plus loin l’exploitation des potentialités du médium bande dessinée ? ».
Justement, le fait que ce soient deux albums extrêmement épais, c’était une volonté de votre part ? De tout traiter d’une traite ? De ne pas essayer de transformer ça en une série, un truc qui s’étale trop ?
Oui, j’adore le roman graphique. C’est un format qui me correspond, j’aime bien pouvoir prendre le temps, je suis moins cliente même du format sériel. J’aime bien les choses qui ont un début, un milieu et une fin. Voilà, c’est comme ça que je m’exprime.
Et l’éditeur ne vous a pas dit « ce serait mieux de faire partie 1/2, 2/2 » ?
Non, pas du tout. Bien au contraire. Impénétrable, c’est un bouquin pour lequel j’ai dit au départ que je voulais le faire en deux tomes. Vous voyez, il y a la première partie « se soigner » et la deuxième partie « guérir ». Je voulais que ce soit un diptyque et mon éditeur, Mathias Vincent, m’a vivement déconseillé de faire ça, simplement commercialement. Il disait « c’est systématiquement des échecs, les deuxièmes [tomes] se vendent beaucoup moins bien que les premiers. C’est dommage pour toi et pour les gens de ne pas avoir la conclusion de cette histoire. » Donc il m’a encouragée à le faire en un tome. C’est ce que j’ai fait, ça fait 300 pages mais ça va.
Il vous a laissé libre champ pour le délai.
Oui ! Complètement champ libre ! J’ai une très très grande confiance de la part du Lombard, ce qui me touche beaucoup. Et moi aussi je leur fais une immense confiance. J’avais absolument carte blanche.
Parmi les atouts de vos albums, il y a beaucoup d’humour ! Page 44 d’Impénétrable, j’ai cru reconnaître un célèbre mème.
Avec les yeux, là ! Oui, j’en parlais tantôt avec un lecteur en dédicace (rires). Oui, c’est vrai ! Complètement, c’est l’espèce de muppet… [ndlr : on lui montre la photo du mème] Exactement, c’est complètement ça (rires) ! C’est voulu, je l’avais exactement en tête. Et je l’ai vraiment montré à un gars qui est venu en dédicace tout à l’heure et qui m’a parlé de ça. Donc oui, l’humour, moi je trouve ça hyper important. J’adore l’humour (rires). J’aime rire. Et surtout, ça fait partie de la vie, pour moi, l’humour. Ce sont des sujets qui sont difficiles, autant dans Impénétrable que dans Ne m’oublie pas. Il faut aussi apprendre à en rire, apprendre à rire de soi, avoir un peu d’autodérision… C’est pour ça, « les voies du destin sont impénétrables… comme ma chatte » – tout le monde l’adore celle-là, moi aussi ! Il faut apporter du contraste. Si on raconte des histoires qui sont seulement tristes, en fait, on ne s’aperçoit même plus qu’elles sont tristes alors que si on vient apporter à un moment un contraste avec des scènes d’euphorie, de joie, d’humour… là, le récit se déploie, je trouve.
Ça devient encore plus marquant.
Exactement, oui. Dans la vraie vie, on passe tout le temps du rire aux larmes.
Notre collègue Stéphane, qui a chroniqué l’album, avait une question – vous avez déjà un peu répondu – sur le côté protéiforme de la représentation graphique. Il voulait savoir quels ont été vos critères de choix parmi les différentes techniques pour illustrer telle ou telle séquence. Vous parliez de l’instinct tout à l’heure mais est-ce que parfois on se dit « là, il faut que j’aille dans telle composition »…
Ah… Ça se fait quand même beaucoup à l’instinct. Les premières questions que je me pose, c’est « qu’est-ce que je dois raconter ? Qu’est-ce que je dois transmettre comme information, comme émotion ? Qu’est-ce que le lecteur doit comprendre de telle séquence ? Quelle émotion ça doit susciter chez lui ou elle ? » Et, en fonction de ça, pour moi, c’est une évidence : est-ce qu’il faut faire un dessin un peu plus rond, comique, un peu plus caricatural ou est-ce qu’il faut aller vers quelque chose de plus impactant, un peu plus réaliste, plus fort ? Et surtout, moi, je n’aime pas devoir choisir. Choisir c’est renoncer et je ne veux renoncer à rien du tout quand je fais des albums (rires) et s’il faut mélanger des styles parce que ça sert le récit, je le ferai. Et la couleur viendra aussi harmoniser tout ça, parce que j’utilise une palette unique du début à la fin, de la première à la dernière planche, il y a, allez, 40 teintes, pas plus ! Elles sont juste utilisées un peu différemment. Ça crée une harmonie, une cohérence, qui ne choque pas. Et, aussi, quelque chose de beaucoup plus terre-à-terre : j’ai beaucoup souffert en dessinant cet album, j’étais dans une crise de grosse remise en question artistique. Qui suis-je en tant qu’artiste ? Comment est-ce que je dessine ? Justement, cette capacité d’avoir plusieurs styles différents me faisait me demander quel était finalement le mien et je ne trouvais pas de réponse. Je pense que c’est de là aussi qu’est venu ce côté très protéiforme. Mais il faut respecter ça, c’est qui j’étais à ce moment-là. Et je n’aurais pas pu le faire autrement à ce moment-là.
Est-ce qu’on se dit « ça, j’aimerais bien que ce soit une pleine page » ou est-ce que c’est à l’instinct aussi ?
Parfois, même au moment du scénario, je sais déjà ce qui prendra une pleine page.
Vous avez aussi pris part à la célébration des 77 ans du Journal Tintin, en rendant un délicieux hommage à Franquin, à Modeste et Pompon, au temps qui passe, dans une histoire assez émouvante aussi, en 3-4 planches. C’est l’éditeur qui vous a proposé ça en temps que jeune autrice de la maison ?
Exactement, Le Lombard a lancé ce projet de faire une édition hommage au Journal de Tintin à l’occasion des septante-sept ans de la maison d’édition. Ils sont venus chercher plein d’auteurs, principalement du Lombard. Ils me l’ont proposé parce que j’avais fait Ne m’oublie pas. La contrainte, c’était de choisir une série historique du Journal de Tintin, donc ils m’ont fourni la liste de toutes les séries. Ils avaient tout répertorié ! Les séries phare, comme Michel Vaillant, comme les tout petits trucs qui entre-temps étaient complètement tombés dans l’oubli. Moi j’ai tout de suite choisi Modeste et Pompon parce que… déjà, je ne suis pas une lectrice du Journal de Tintin, il a fini de paraître avant ma naissance donc voilà… Il y avait énormément de séries que je ne connaissais pas. Par contre, je suis une immense fan de Franquin, très très admirative de toute sa carrière que j’ai fort étudiée, que je connais très bien. Modeste et Pompon, je connaissais très bien. Il y avait déjà l’évidence de s’approprier une série que je connaissais et, en plus, l’opportunité de rendre un hommage à Franquin, qui est mon idole absolue ! C’est de là qu’est née cette envie. Sur l’histoire, j’avais complètement carte blanche : « rendre hommage » à Modeste et Pompon, c’est extrêmement vague. Moi, je n’avais pas du tout envie d’inventer une fausse histoire de Modeste et Pompon à la manière de Franquin, je voulais faire un truc à la manière d’Alix Garin ! Donc je suis partie sur ce truc nostalgique qui me ressemble bien (rires), à partir d’une question qui m’était venue en tête à la fin de Ne m’oublie pas : que deviennent les personnages de bande dessinée quand plus personne ne les dessine ? Et voilà !
Planches exposées à Angoulême pour l’exposition « Les 77 ans du journal Tintin » © La Ribambulle 2024
Bel hommage ! Et ça vous permet de dessiner Franquin en train de faire une dédicace, c’est pas mal.
Très méta. Une belle mise en abyme.
Est-ce que vous pensez reprendre, ou est-ce que vous avez déjà repris, l’écriture de l’album qui bloquait dans le récit d’Impénétrable ?
Je ne le reprendrai jamais. C’est vraiment un projet avorté, mort et enterré, qui m’a beaucoup appris. On en parlait encore hier soir avec Mathias, mon éditeur, au dîner. Lui disait « c’était un bon récit ! ». Peut-être mais, en fait, ça ne me ressemblait pas. Un album, c’est deux ans de travail. Je ne peux pas consacrer deux ans à un truc que je trouve… moi, je n’ai pas envie que ça fasse partie de ma bibliographie.
Ça bloquait pour une bonne raison.
Exactement. Mais c’est intéressant parce que ça m’a aussi appris à mieux identifier pour la prochaine fois à partir de quand un projet mérite ou pas d’être creusé. Et puis, de toute façon, j’avais découpé 270 pages, ça, c’est jamais perdu comme exercice (rires).
Est-ce que vous avez réfléchi ou prenez le temps de réfléchir à un troisième album chez Le Lombard ? Ou à d’autres projets ?
Pour l’instant, je mets entre parenthèses la bande dessinée. Justement pour ne pas refaire l’erreur que j’avais faite après Ne m’oublie pas, de vouloir me remettre trop vite au travail. Je vais prendre le temps d’explorer d’autres formes de narration, d’autres formes tout court. Donc je mets la bande dessinée entre parenthèses pour quelques mois. Histoire de me laisser inspirer et de remettre le travail sur le métier.
On suivra ça avec attention.
Mais ce sera au Lombard, hein ! On ne change pas une équipe qui gagne.
On a senti que la confiance est là.
De part et d’autre. Malgré le fait, vous voyez, que j’aie jeté un projet à la poubelle… Le contrat était signé, hein !
Ah oui !
Ouais. Mais voilà, ils ont respecté ça. Et ils ont quand même bien voulu me refaire confiance derrière donc ça, c’est bien.
Merci beaucoup !
Merci à vous.
Propos recueillis par Nicolas Raduget et Chloé Lucidarme le 30 janvier 2025.
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