© 2025 Editions Delcourt
- Titre(s) : 1949
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Dustin Weaver
- Editeur(s) : Delcourt
- Collection : Contrebande
- Parution : Octobre 2025
- Prix : 16,95 €
- EAN : 9782413090496
Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’agent spécial Blank est amené à enquêter sur un mystérieux tueur en série surnommé « Eau-grise ». Froide et déterminée, la jeune femme perçoit quelques éléments déterminants lui permettant de cerner des éléments du profil de sa cible, mais l’ensemble est encore trop flou. Le fait qu’il tue des personnages en phase terminale est toutefois une piste sérieuse. Elle pense même mettre la main sur l’assassin quand le suspect braque une arme sur elle… ce qui l’amène à se réveiller deux siècles plus tard, toujours aux prises avec le tueur…
« Tes victimes étant condamnées, tu assassines sans vraiment prendre leur vie. Mais je me demande à quel point nous nous ressemblons… Serais-tu ici, maintenant, dans cet avenir? »
Avec son pitch très intrigant et son graphisme soigné – ainsi qu’une très belle édition française, en grand format et dos rond du meilleur effet – 1949 a tout pour plaire aux amateurs d’enquêtes retorses, d’univers futuristes et de réflexions sur l’identité ou la réalité à la Philip K. Dick. La plus grande partie de cet album, et notamment sa première moitié, est une merveille. Dustin Weaver maîtrise à la fois son récit, volontairement perturbant et étrange, et son trait, dans un noir et blanc à l’ancienne, avec les trames, rappelant les récits policiers des années 50 pour ce qui est rattaché à l’enquête de Blank en 1949, ou en couleur, influencé ouvertement par Moebius ou Zoran Janjetov. Le mélange des genres est alors très réussi, captivant par ses implications et ses choix artistiques. Il est alors dommage que la fin semble précipitée, brouillonne et pas très convaincante. Le voyage vaut bien mieux que la destination, mais il est bien court. On souhaite donc qu’un autre projet offre à l’auteur les moyens d’aller cette fois au bout de ses idées.
Une formidable idée, superbement mise en scène jusqu’à un final décevant.
Arnaud Gueury







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