Dans la bulle de … Julien Neel

Aix-en-Provence, ville d’eau – ville d’art, possède un pool impressionnant d’auteurs de bande dessinée. Loin de nous l’idée de tous vous les citer, bien que cela soit très tentant ! Cependant, il en est un que le jeune public aime particulièrement. Il s’agit du papa de Lou !, Julien Neel, qui a accepté de répondre à nos questions. C’est parti pour ce nouvel entretien réalisé lors de BD Aix 2015 !

©La Ribambulle

Bonjour Julien. Avant d’être dessinateur BD, tu as travaillé dans le graphisme et la publicité. Tu as ensuite été directeur artistique pour un éditeur de cartes postales à Aix-en-Provence d’ailleurs. Quel a été l’élément déclencheur pour que tu changes d’orientation ?

Bonjour. Alors, bizarrement c’est un peu indirect mais ça a été l’apparition du logiciel Flash – fin des années quatre-vingt-dix, début deux-mille – qui était un logiciel qui permettait de faire des dessins animés tout seul. En fait, j’ai toujours adoré le cinéma, l’animation et raconter des histoires. Mais pour le cinéma, il fallait avoir énormément de moyens, connaitre des gens et pour le dessin animé c’était pareil. C’était très empirique pour faire des choses. Et d’un coup, il y a eu ce logiciel qui permettait de tout faire et de raconter facilement des choses en animation. Je me suis donc passionné pour cela. Je suis parti en travailleur indépendant pour me spécialiser là-dedans. Avec Flash je pouvais faire des dessins animés, des jeux vidéo et tout. J’ai fait cela pendant plusieurs années. J’avais aussi créé un site internet où je montrais mon travail et sur lequel j’avais mis quelques planches de bande dessinée. Et ces bandes dessinées, je les faisais pour moi et mes copains. Et je n’avais absolument aucune velléité de les faire publier, de devenir auteur de bandes dessinées. Parce que, je ne sais pas, simplement je ne me sentais pas au niveau techniquement. Et en fait, c’est ce site internet qui a tapé dans l’œil d’un éditeur, Jean-Claude Camano qui travaille pour les éditions Glénat et qui lançait la collection Tchô ! avec Zep, Philippe Chapuis. Le but de cette collection, qui était non seulement une collection mais aussi un magazine, lancée dans le sillage de Titeuf, était de trouver de nouveaux talents, de jeunes talents – j’étais jeune à l’époque (rires) – et de faire de la bande dessinée jeunesse contemporaine. Á partir de là, il m’a contacté et j’ai travaillé pendant deux/trois ans pour le magazine en parallèle de mon activité de graphiste sur Flash. Au bout de cette période, il m’a demandé si cela m’intéressait de lancer un album. Et voilà, c’est comme ça que c’est parti.

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©Glénat/Julien Neel

C’est à partir de là qu’est née l’idée de créer Lou ?

Voilà, c’est ça. En fait, j’ai réfléchi pendant un bout de temps. Ce temps de réflexion autour du projet a bien duré un an. Je venais d’avoir une petite fille. Et en faisant un bête constat sur les personnages des séries BD jeunesse de l’époque – il y avait Cédric, Titeuf, Spirou, Samson et Néon – je trouvais qu’il y avait beaucoup de garçons. Donc simplement, je me suis dit que mon axe allait être de prendre comme personnage principal une fille. Et autour de ça, de raconter des histoires qui parlent de l’adolescence. Un autre constat était de me dire que je n’arrivais pas à faire des gags. Le mécanisme du gag ne me correspondait pas. Á l’époque j’étais également en contact avec le Journal de Spirou qui m’avait donné un document officiel – qui était à moitié un vrai document officiel des éditons Dupuis et à moitié aussi une blague – expliquant les différents mécanismes du gag en une planche. Ce document m’avait assez surpris. Il était étayé par des exemples glanés à droite et à gauche dans Gaston mais aussi dans des livres hors Dupuis. Le truc, c’est que c’était effectif et que cela marchait. Je me suis rendu compte qu’il y avait une dizaine de mécanismes de gag en une planche et que ce sont toujours les mêmes qui sont un peu répétés. Ce document a été hyper précieux pour moi parce que je me suis dit : « Ce n’est absolument pas cela que je veux faire ! Et je vais mettre un point d’honneur à ne jamais utiliser aucun de ces mécanismes. Tant qu’à faire un truc drôle – travailler sur l’humour ça m’intéresse – je vais le distillé ailleurs et me servir de la dernière case pour faire autre chose que du gag». Ensuite, il y a un autre truc qui s’est télescopé avec tout cela. C’est en fait L’association, la maison d’édition des années quatre-vingt-dix – Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim, Joan Sfar, tous ces auteurs que j’ai connu à ce moment-là – qui était une grande nouveauté pour moi. Car j’étais un grand lecteur de bandes dessinées populaires à la base. Je lisais énormément de franco-belge – tous les classiques : Tintin, Astérix, Ric Hochet, entre autres – puis les comics avec les Strange et après l’arrivée du manga. L’association était une pierre en plus où je découvrais des gens qui racontaient des choses de façon plus spontanée, personnelle, etc. Voilà ! Lorsque j’ai eu l’occasion de faire ma bande dessinée, le but était de mélanger toutes ces données, ces informations pour faire ce que j’avais envie de lire en fait et ce que j’aurais aimé lire quand j’étais petit. Á cette époque, la BD m’a pas mal sauvé la vie. C’était un refuge important. Et de me dire que si j’ai cette responsabilité de faire de la BD, je vais essayer d’aller dans ce sens-là. De faire quelque chose de confortable, de plaisant. Voilà !

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©Glénat/Julien Neel

On ressent beaucoup de vécu aussi dans Lou ! !

Bien sûr ! Ensuite pour bâtir l’histoire autour de ça, je me suis plongé dans mon histoire personnelle. Je connais mon papa mais j’ai grandi aussi avec ma maman comme Lou. C’était une belle transposition. Alors, le plus important pour moi, c’est que le but du jeu n’a jamais été de faire la bande dessinée que pour les filles. Parce que je trouve ça vraiment horrible. Á partir du moment où on devient un segment ou une frange marketing, c’est horrible. Je veux juste traiter les personnages féminins sans aller dans le cliché et justement en faisant tout le contraire que de faire de la BD pour les filles. C’est une bande dessinée pour tout le monde simplement, avec un regard le plus objectif possible sur ce que sont les êtres humains.

Les cinq premiers tomes de la série Lou ! sont très raccords. L’humour, l’univers. Le tome six a quelque peu désarçonné les fans ? Pourquoi ce changement au niveau du graphisme et ce style plus SF ?

Ouais Ouais ! Ce que je trouve rigolo c’est que, pour moi, depuis le début de la série cela ne ronronne pas tant que ça. Il y a une continuité mais à chaque album, si tu regardes bien, j’ai essayé de sortir de ma zone de confort. Alors, ça se voit moins. Bêtement tu vois, quand j’ai fait le premier tome de Lou !, qui a assez vite bien marché et où il y avait une formule : l’appartement, la mère, la fille, Tristan, j’aurai pu en faire dix-mille tomes comme ça. Pour le deuxième tome, la première chose que je me suis dit était que j’allais casser tout ça. Et faire partir le lecteur ailleurs. Dans Mortebouse, ils partent à la campagne. Ce qui était assez rigolo, c’est que les gens chez Glénat trouvaient ça déjà risqué si tu veux ! Dans le troisième tome (Le cimetière des autobus), on revient en ville et j’aborde le thème de la dépression. Dans le quatrième (Idylles), on sort encore d’un contexte et je les envoie tous vers quelque chose de plus estival. Dans le cinquième (Laser Ninja), je casse la maison de base et je repars sur une autre structure. Donc tu vois, pour moi le principe c’est à chaque fois de changer les choses. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait deux albums qui se ressemblent. Á chaque fois, c’est une autre aventure. Ensuite, sur le sixième tome (L’âge de cristal) le pari était de parler d’un moment de la vie de Lou – un moment de l’adolescence, je m’en souviens personnellement – où elle est perdue. C’est-à-dire que tu ne reconnais plus les choses autour de toi, tout va trop vite et les repères ont changé, etc. Mon pari a été de faire un peu la même chose au niveau éditorial. C’est-à-dire de casser les repères qu’avaient les lecteurs pour les amener dans une forme de confusion. La même dans laquelle se trouve Lou dans tout l’album. Le principe était de jouer avec le corps même de la série. Ce qu’il faut savoir aussi pour ce tome six – cela faisait très longtemps que je voulais aller vers ça – c’est que je l’envisageais comme un diptyque avec le tome sept. Hors entre temps, entre le six et le sept que je suis en train de faire, j’ai fait un film. Je pensais que le fait de bousculer les lecteurs avec ces changements allaient être compensés par la sortie rapide du septième tome mais il y a eu le film et trois ans d’écart entre les deux.

Tom-1-Lou

©Glénat/Julien Neel

Des indices sur ce tome sept ?

Cet album va compléter le précédent, donnera énormément d’éclaircissements, répondra à beaucoup de questions et en posera d’autres, sinon ce n’est pas drôle. On ne va pas tout livrer ! Et puis le coup de pieds dans la fourmilière du tome six, ce n’est pas non plus un truc super punk, c’était aussi pour pousser les gens à se poser des questions, à réfléchir, à remettre les choses en cause, à chercher parce que c’est un album qui est aussi un puzzle où il manque des pièces. Mais le principe était que ce soit une énigme. Un album qui pose des questions, ça m’intéresse. De toute façon, je n’ai pas de réponse à quoi que ce soit. Cela m’intéresse plus de poser des questions. C’est aussi pour cela qu’il y a ce symbolisme avec les cartes de tarot dans le sixième tome. Je positionne des images, des symboles et ce qui est intéressant c’est que les gens vont avoir une interprétation de ces choses-là qui est forcément personnelle. Dès le deuxième tome, j’avais déjà une première piste là-dessus. Á un moment, il y a la mère de Lou qui lui raconte, un de ceux où Lou est déprimée,  qu’à l’adolescence elle s’en était sorti grâce à ça en lui donnant son Rubik’s cube qu’elle avait quand elle était ado (ce qui est une boutade !) et à d’autres trucs qu’elle lui racontera quand elle sera plus grande. Hors, ces autres trucs qu’elle lui racontera quand elle sera plus grande, je ne sais pas ce que c’est ! Mais forcément quand tu dis cela, le lecteur, tout le monde va y mettre quelque chose soit de transgressif ou qu’il a vécu lui à l’adolescence. C’est très intéressant de na pas tout livrer et de donner des structures en creux pour que les gens mettent quelque chose de personnel. C’est pour cela que le silence en BD, avec des personnages qui ne parlent pas, je trouve cela super intéressant. Dans ces silences, je n’utilise jamais de bulles de pensée. C’est une défense de la bande dessinée, tu peux y mettre ce que tu veux. Par exemple sur Le cimetière des autobus, j’avais fait une première page avec Lou qui regardait l’immeuble de Tristan se faire démolir, de sa fenêtre, et j’avais pour la première fois – parce que je n’avais pas le moyen de faire autrement – fait des bulles de texte. Et quand je travaillais sur Photoshop, pour cet album-là en tout cas, j’avais un calque avec mon dessin et un claque avec mes bulles de pensée sur ce que se disait Lou. En faisant une fausse manipulation, j’ai masqué le calque de texte. Il ne restait plus que la page telle quelle sans que l’on puisse lire ce que Lou pensait. C’était beaucoup plus fort, beaucoup plus efficace et tu comprenais beaucoup plus ce qu’elle avait en tête. Parce que tu étais concentré sur l’image, c’est la force de la bande dessinée. L’image se substitue aux mots. Cela a toujours fait partie de ma démarche de travailler comme cela en creux.

S’en suivent cinquante-deux épisodes de douze minutes en animation (premier épisode en 2009) dont tu es le directeur artistique. Comment as-tu eu cette opportunité ?

Là, je n’ai pas fait grand-chose. Ce qui s’est passé, s’est passé très vite après la sortie du premier tome. Ce sont des producteurs de dessins animés, Anne De Galard et Éric Garnet, de la société GO-N Productions, une société qu’ils avaient lancée et qui cherchaient une série à adapter. Et ils étaient tombés sur le premier album de Lou !, avant même que cela marche, car je les ai rencontrés quelques heures avant de recevoir le prix jeunesse à Angoulême pour le tome un. Ce n’était pas du tout une opportunité de leur part mais vraiment un coup de cœur. Ils trouvaient qu’il y avait un matériel intéressant pour créer une série animée. Et on est parti dans cette histoire-là ! T’imagines pour un jeune auteur, c’était ma première BD et il y a des gens qui viennent me voir pour faire une « anime ». C’est génial ! Ensuite, le truc est que c’était dans un cadre vraiment particulier. C’est une série d’animation, en France, avec des chaines de télé où la structure fait qu’il y a un réalisateur et une directrice d’écriture. Et cela ne s’est pas très bien passé dans le sens où sur les histoires, si tu veux, j’avais un droit de regard sans pouvoir donner vraiment mon avis. Je regardais et puis c’est tout. Pour autant la série, il y a plein de gens qui l’aime beaucoup. Moi j’ai un peu de mal car j’ai l’impression que c’est ma série mais sans moi. Sans mon esprit ! Sur les blagues, sur les histoires, je trouve que c’est assez superficiel. Ce n’est pas une trahison par rapport à la série dans le sens où ce sont les personnages de la série mais pour moi il manque quelque chose. Mais cela a été une expérience super et il y a de très bons épisodes. Cela a permis à des gens de découvrir la bande dessinée et la série plait. Mais je ne m’y reconnais pas tout à fait ! Et c’est pour cela que quelques années après quand un producteur de cinéma est venu me voir – et c’est drôle car c’était à peu près la même histoire car le type n’était pas du tout dans la bande dessinée jeunesse et avait trouvé un album de Lou ! dans un train pour lequel il avait eu un coup de cœur aussi – pour me demander comment j’envisageais un film live de Lou !, je lui ai dit – un peu pour le faire fuir car j’avais un peu ce traumatisme par rapport à l’animation – que je ne l’envisageais que d’une seule façon. Que ce soit moi qui l’écrive et le réalise. Et vraiment, j’ai dit ça pour le faire fuir à la base. Et puis il m’a dit : « Banco ! ». Donc là, je me suis retrouvé à me dire : « Bon ben ok, c’est acté ! Je vais devoir mettre en scène un film ».

LOU-JOURNAL-INFIME-AfficheOn est donc en 2014, tu réalises toi-même le film, tu viens de nous le dire, qui porte sur les quatre premiers tomes de la série. Mais comment as-tu fais ? Ce n’est pas le même métier ! C’est un pari fou !

Oui ! Mais Harold Valentin – le producteur en question – très vite, comme le projet se montait, s’est associé avec Bruno Lévy, qui sont respectivement des sociétés Mother Production et Move Movie. En fait, ce sont de très bons producteurs. C’est-à-dire qu’ils m’ont complètement aiguillé et soutenu pendant tout le film. Le cinéma, c’est quelque chose de formidable. La hiérarchie et le mécanisme de la production d’un film, c’est quelque chose de très cadré et compartimentalisé où tout le monde travaille pour la même chose en symbiose et où tout le monde travaille pour la vision du réalisateur. Ensuite cela doit dépendre du tempérament des gens, des auteurs, des réalisateurs, etc. Pour moi, cela s’est très bien passé. Puis la chance, que j’ai aussi eue, est que quelque part le produit existait déjà sous la forme d’une bande dessinée. Donc, très vite les intervenants sur le projet voyaient où je voulais aller. Et à priori, il y avait une sympathie pour le projet. Ensuite, quand on est parti dans une direction artistique, on s’est dit qu’on allait construire un monde qui ne soit ni la France, ni à l’étranger, ni l’Amérique. Ça se passe en 2015 mais pas dans les années quatre-vingt non plus. C’est un mix de tout cela. C’était exaltant pour ces gens de se dire : « Ben oui, pour une fois, on ne nous demande pas de reconstituer un commissariat et quelque chose de réaliste ». C’était une création pure. Pareil pour les acteurs, si tu veux, où il y avait un truc où on part dans la fantaisie, quelque chose de nouveau, de rigolo, de ludique. Et donc, ça a été long mais très plaisant. Je n’ai pas eu à me battre avec les gens, cela s’est fait de façon très harmonieuse. Parce que j’avais une équipe et des gens formidables qui ont tout fait pour que ce projet existe. Bien sûr, c’est complètement fou et effrayant comme activité parce que cela faisait des années que je passais mon temps enfermé chez moi tout seul à raconter mes histoires. Du coup, on te dit que tu as cent-cinquante personnes pour toi … tu paniques. Et au bout d’un moment tu te dis que la panique, il faut l’évacuer et ça ne sert à rien. Tu essayes de prendre la chose avec le plus de légèreté possible et de te focaliser sur ce que tu es en train de faire.

Fort de toutes ces expériences, tu continues Lou ! ou tu as envie de faire autre chose ?

Non, non, non ! En fait, là je suis en train de travailler sur le fameux tome sept de Lou ! qui est la suite directe – en quelque sorte – du tome six. Et je prends un énorme plaisir à faire cela car, après trois ans de break où je n’ai pas dessiné – si j’ai beaucoup dessiné quand je travaillais sur le film pour les décors, les storyboards, etc … –, revenir à la BD, travailler chez moi – car j’ai déménagé pour le tournage – et reprendre le cours de ma vie d’avant le cinéma, c’est génial. Je prends un plaisir pas possible à faire cela. Retrouver les copains, les festivals ….

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©Glénat/Julien Neel

La fine équipe aixoise, n’est-ce pas ?

Oui ! C’est marrant parce que j’ai fait d’autres albums que Lou !. J’ai fait Chaque chose chez Bayou, il y a quelques années. Et après, j’ai fait Le viandier de Polpette chez Gallimard. Et en fait, beaucoup de gens viennent me voir et me demandent si je ferai d’autres choses personnelles comme Chaque chose. Pour moi Lou ! est un projet 100 % personnel. Justement, je pense que si j’avais fait ronronner la série et si j’avais fait dix-huit tome un, là j’aurai des frustrations, des trucs comme ça. Pour moi, le principe de Lou ! – et je pense que c’est aussi ce qui fait que ça touche les gens – c’est cette part personnelle. Tu ne t’enfermes pas dans des mécanismes et tu prends des risques. Je continue donc à travailler sur ma série avec autant de plaisir qu’au début. Et après, je ferai le tome deux du Viandier de Polpette avec mon ami Olivier Milhaud. On a déjà plus ou moins les trois tomes en tête. Le tome deux est super, après je referai un tome de Lou ! et puis un «Polpette ». Pour finir les deux séries, puisque Lou ! sera en huit tomes et Le viandier de Polpette en trois, j’en ai encore facilement pour cinq ans de boulot devant moi en bande dessinée pure. Qu’est-ce qu’il faut de plus ?

Énorme merci Julien pour avoir répondu à nos questions.

Merci à toi !

Propos recueillis par Stéphane Girardot.

Interview réalisée le 12 avril 2015.

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