Dans la bulle de… François Duprat

Bien des années après la création de L‘Année du dragon, Vanyda et François Duprat se sont lancés un second cycle intitulé L’année de la chèvre. François Duprat, dessinateur de cet opus, a gentiment répondu à nos questions. Rencontre.

2016 © La Ribambulle

13 ans après avoir lancé la série L’Année du dragon, vous voici de retour avec L’Année de la chèvre. Était-ce quelque chose de prémédité ?

Pas du tout, mais par contre on avait l’intention de retravailler ensemble un jour ou l’autre. Vanyda a eu une idée en 2010 et elle s’est lancée. Il a fallu beaucoup de temps pour que tout se concrétise du fait de nos emplois du temps respectifs. La sortie de L’Année de la chèvre offre l’occasion à L’Année du dragon d’être édité sous forme d’intégrale mais cette fois en couleurs contrairement à la première intégrale éditée par Carabas qui était en noir et blanc. Pour cette nouvelle intégrale, nous avons demandé à Drac de recoloriser les planches de manière à ce qu’il y ait une cohérence entre mes planches de L’Année de la chèvre et les planches du titre précédent.

Comment vous est venue l’idée de créer cette série ?

Tout d’abord, il faut savoir que mon signe astrologique chinois est le dragon et celui de Vanyda est la chèvre, et cela semblait donc logique d’appeler ce second cycle ainsi. A la base, c’était une idée que j’avais eue de détourner le signe astrologique chinois du dragon, un signe plutôt noble et qui ne me correspond pas forcément. On a donc gardé cette idée de signe astrologique mais c’est juste un prétexte pour raconter notre histoire, on ne se repose pas uniquement là-dessus.

Un troisième cycle est-il envisageable ? Peut-être avec le personnage de Kim…

On ne se l’interdit pas du tout. Nous avons une piste à nous de l’explorer. On conservera vraisemblablement nos rôles actuels, Vanyda au scénario et moi au dessin.

© La Boîte à bulles

Qu’est-ce que cela change pour vous d’avoir travaillé directement sur un récit de 112 pages plutôt que sur une trilogie ?

Pour le premier cycle, nous avions réfléchi à deux tomes en 48 pages qui sont devenus trois car nous avons un peu débordé sur le plan initial. Pour le second cycle, nous ne nous sommes fixés aucune limite et la Boîte à bulles nous a soutenus dans notre démarche en nous laissant carte blanche. Quand Vanyda écrit son histoire, elle ne sait pas exactement de combien de cases sera constituée la planche ni même du nombre de pages que comportera une scène. Je pense par exemple à une scène en particulier : Bernadette discute avec Samuel dans un bar, ce dernier vient de la Guadeloupe et, dans le scénario de Vanyda, c’était juste écrit « ils sont dans un bar, ils discutent de la Guadeloupe » et ensuite c’était à moi de me débrouiller. Au final, cette scène a pris trois pages. Par contre, pour les scènes importantes, Vanyda me fournit des dialogues très précis ; pour tout ce qui concerne les dialogues d’ambiance, je suis assez libre.

© La Boîte à bulles

Vanyda et toi êtes en quelque sorte indissociables, il y a souvent des clins d’œil dans vos projets respectifs.

Il y a trois ans de Beaux-Arts plus douze ans d’atelier commun. Professionnellement parlant, nous avons partagé quinze ans de notre vie donc forcément cela se ressent dans nos travaux respectifs où nous nous autorisons parfois des petits clins d’œil.

Des projets à venir ?

J’attends une réponse d’un éditeur, ce serait plutôt un projet jeunesse. Ce serait un album scénarisé par Xavier Bétaucourt. A suivre…

Merci à toi d’avoir répondu à nos questions.

Propos recueillis par Nicolas Vadeau.

Interview réalisée le 28 octobre 2016.

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