© Le Lombard, 2026
- Titre(s) : L’Amour du savoir
- Idée originale : Stephen Desberg
- Scénariste(s) : Dugomier
- Dessinatrice(s) : Renata Castellani
- Coloriste(s) : Benoît Bekaert & Antoine Lapasset
- Editeur(s) : Le Lombard
- Parution : Mai 2026
- Prix : 13,95 €
- EAN : 9782808217774
Les vieux dieux tazmèdes ont gagné ! Pour la renaissance du Crabe, ils ont donné un nouveau don à Kate et à Albert. Pour la première, c’est la cartographie. Quant au second, il s’agit de la nécromancie, une capacité bien particulière et difficile à accepter pour lui. Le premier spécimen réveillé par le jeune garçon est étudié par les équipes du Dr Schweitzer. D’ailleurs, ce dernier dévoile volontairement un élément intéressant de son anatomie passé inaperçu durant les premiers examens : un tatouage en forme de flamme derrière son oreille. Pendant ce temps, les Omniscients et les Iconoclastes doivent réunir leurs forces malgré des divergences afin de présenter un projet commun et déterminer qui sera amené à gouverner la civilisation tazmède renaissante. Le temps presse car Jimmy et sa dictature s’imposent rapidement, sans compter que le jeune homme semble toujours avoir un temps d’avance sur les déplacements du groupe, comme s’il était informé de l’intérieur. Autre point qui ne joue pas en la faveur des possesseurs du savoir absolu : la présidente des États-Unis a décidé de déclencher son plan « Solidarité et Apprentissage » au cœur des territoires tazmèdes pour jouer la carte de la proximité à fond. La situation devient de plus en plus complexe !
L’ami Vincent Dugomier (Urbex) brouille les pistes une fois de plus en introduisant la notion de trahison très rapidement après une réunification imposée aux Omniscients et aux Iconoclastes mais aussi avec des aspects plus sombres de la civilisation tazmède, sans oublier d’apporter les touches politique et sociétale – avec la présidente des États-Unis et son assistante – nécessaires pour finir de complexifier l’ensemble. Chacun appréciera à sa juste valeur la subtilité apportée au changement concernant l’opposition entre les deux groupes détenteurs du savoir absolu. Le débat ne porte plus sur l’existence de celui-ci mais sur son utilisation, une différence majeure qui vient enrichir et orienter la mise en place du projet voulu par les anciens dieux tazmèdes. Sans surprise, le scénario de ce septième opus bouscule, questionne et embarque les lecteurs dès les premières planches. Une question est prégnante : qui a trahi ? Graphiquement, l’illustratrice transalpine Renata Castellani réalise une prestation de très haut vol qui gagne encore en finesse en regard des précédents tomes, un régal pour les papilles oculaires que la mise en couleurs à quatre mains de Benoît Bekaert et Antoine Lapasset vient exacerber avec une palette chromatique des plus efficaces.
Une série intelligente qui approche d’un final dont nous ne nous languissons finalement pas tant nous aimerions qu’elle dure encore et encore !
Stéphane Girardot

















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