
© Carole Bellaïche
Zahra Amir Ebrahimi, dite « Zar », est née en 1981 à Téhéran. À 16 ans, elle participe à ses premiers courts-métrages comme assistante-réalisatrice. Devenue comédienne, elle suit des études de théâtre à l’Université islamique Azad de Téhéran, en parallèle d’un cursus de Beaux-Arts à l’Institut Charsu. Sa carrière de réalisatrice commence avec son court-métrage Khat. En tant que comédienne, elle apparaît dans les films de nombreux réalisateurs iraniens et au City Theater de Téhéran. La reconnaissance du grand public vient surtout à sa participation à la série télévisée Komakam Kon. Son rôle dans la série culte Nargess lui assure une grande notoriété. C’est dans ce contexte qu’elle est associée à un scandale de sextape où elle se trouve mise en cause, malgré ses dénégations. Ces accusations lui valent d’être confrontée à l’ostracisme social, à une carrière d’actrice devenue impossible et à une possible peine de coups de fouet. La notoriété de l’actrice rend l’affaire particulièrement sensible, engendrant une réaction des autorités. Elle se réfugie en France en 2008, où elle travaille comme comédienne et réalisatrice, notamment pour le programme en langue persane de la BBC, et obtient la nationalité française par décret de naturalisation. En 2017, elle est à l’affiche de Téhéran Tabou, du réalisateur Ali Soozandeh, nominé au Festival de Cannes dans le cadre de la Semaine de la critique. En 2019, elle crée sa société de production de cinéma et de documentaire, Alambic Production. En mars, Zar Amir-Ebrahimi reçoit à Hambourg le « Hamburg Award for Cultural Freedom » avec Golshifteh Farahani, pour l’exemplarité de son combat et son itinéraire d’artiste et de femme iranienne indépendante. © Wikipédia