© 2026 Urban Comics
- Titre(s) : Ennemi public n°1
- Scénariste(s) : Matt Fraction
- Dessinateur(s) : Jorge Jiménez
- Coloriste(s) : Tomeu Morey
- Editeur(s) : Urban Comics
- Collection : DC Prime
- Parution : Mai 2026
- Prix : 18,50 €
- EAN : 9791026856108
Après avoir subi des coups dont il se remet à peine, comme la disparition du fidèle Alfred ou la perte de son manoir, Bruce Wayne repart nettoyer les rues de Gotham City avec la même farouche conviction. Mais cette fois il doit le faire sans le soutien de la police, Vandal Savage étant devenu commissaire pour lui déclarer la guerre. Pourchassé par les flics comme par les criminels, Batman doit donc redoubler de prudence, tout comme Robin. Par ailleurs, sa rencontre avec le Dr Annika Zeller va l’amener à se questionner sur le traitement psychiatrique de ses ennemis…
« Lorsqu’on a peur, il est difficile de contrôler les réactions de son esprit face au chaos. Pour ça, il faut de la confiance, des soins et du temps.
– Le temps est bien ce qui nous manque. »
Cette énième relance de l’univers, baptisée « Prime », possède ni plus ni moins les mêmes qualités et limites que toutes les précédentes tentatives de l’éditeur américain de redonner un coup de fouet à ses titres. Ainsi, bien que ce soit un premier tome, il faut avoir réviser ses leçons pour comprendre dans quelle situation se trouvent les protagonistes dans les premières pages. Urban Comics a heureusement la bonne idée d’ajouter une présentation-résumé des épisodes précédents qui donne les bases pour ceux qui n’ont pas tout suivi ces dernières années. Choisi pour ce renouveau, Matt Fraction jongle donc entre un héritage incontournable (Vandal Savage à la tête du GCPD, mort d’Alfred, etc.) et des choix personnels revenant à une vision plus lumineuse du super-héros. En poussant moins Batman dans un gouffre sans fin, le scénariste offre une histoire plus classique, avec ses alliances incertaines, son super-méchant évoluant dans l’ombre ou sa relation fragile avec ses enfants, sur un ton très moderne. L’accent mis sur la technologie ou l’aspect de la Batmobile illustrent bien cet entre-deux plaisant, tandis que plusieurs aspects de l’intrigue ne peuvent pas faire oublier quelques références à l’actualité, comme l’unité TUCO, violente et incontrôlable, qui rappelle immanquablement l’ICE de Donald Trump. Graphiquement, c’est du haut niveau, Jorge Jiménez peaufinant ses planches avec soin. Très doué pour les scènes d’action, avec de vraies trouvailles visuelles, il excelle également dans tous les autres domaines, donnant intensité ou humour dans les séquences de dialogues selon le besoin.
Une relance soignée, entre classicisme et modernisme.
Arnaud Gueury







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