© 2026 Editions Delcourt
- Titre(s) : Goldfish
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) : Brian Michael Bendis
- Editeur(s) : Delcourt
- Collection : Contrebande
- Parution : Mai 2026
- Prix : 27,95 €
- EAN : 9782413088424
David Gold revient à Cleveland après plusieurs années d’absence dans un but bien précis. Le petit escroc sait qu’il risque sa vie en revenant sur les terres de ses premiers larcins mais il est cette fois prêt à tout. Avec le temps, son ancienne compagne a fait main basse sur tous les trafics du coin, sans remords ni limites à son ambition. Mais Goldfish n’est pas là par amour, du moins pas pour elle. C’est même dans son ombre qu’il va tenter d’avancer, en infiltrant son empire du crime pour lui porter des coups suffisamment durs pour la faire plier et accepter sa seule et unique requête…
« Tu peux planifier une opération jusque dans ses moindres détails… Mais la plus petite erreur de calcul, la plus petite variable oubliée… et tu te retrouves à la case départ avec ta bite et ton couteau. Ce qu’il te faut, c’est un but établi. Ça, j’ai. Et je vais gagner. »
Delcourt continue de remonter le temps dans la bibliographie de Brian Michael Bendis en arrivant à ce qui est pour beaucoup de lecteurs son oeuvre la plus marquante. Goldfish, plus encore que son préquel Jinx, pousse tous les curseurs au max, avec quelques séquences de pure noirceur. Si on sent dès les premières pages que le périple du héros sera parsemé de violence et de morts, l’auteur va très loin dans ce domaine en n’hésitant pas à faire quelques choix radicaux. Sur son modèle de narration bien connu, très cinématographique, avec des dialogues qui ont beaucoup plus d’importance – et parfois de place – que le graphisme lui-même, il semble aller au maximum de ce que peut faire une bande dessinée. Si on sent qu’il touche aussi les limites de son dessin, ce qui explique notamment son parcours de scénariste par la suite, l’utilisation du noir et blanc est une fois de plus superbe, avec des effets particulièrement réussis. L’album est quoi qu’il en soit une parfaite capsule temporelle de ce qui pouvait se faire dans les années 90.
Une petite pépite du polar noir qui vieillit bien.
Arnaud Gueury











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