@ Casterman 2026
- Titre(s) : Midi entre quatre planches
- Scénariste(s) - Dessinateur(s) : Bastien Vivès
- Coloriste(s) : Brigitte Findakly
- Editeur(s) : Casterman
- Parution : Avril 2026
- Prix : 14,95 €
- EAN : 9782203290471
Ouf ! Après avoir laissé les enfants chez sa belle-mère et un sprint mémorable, Quentin a réussi à monter de justesse dans le Bruxelles-Midi et rejoindre Sophie, qu’il accompagne pour sa conférence dans la capitale belge. Cependant, une fois arrivés à destination, l’ambiance dans la ville est plutôt bizarre. Un brouillard épais provoqué par le plâtre des travaux interminables les accueille. Impossible pour eux de prendre le tramway ou le métro, en travaux, pour rejoindre leur hôtel situé dans Ixelles. Plutôt qu’en taxi, le couple décide de le rejoindre à pied afin de reprendre leurs marques. Après un épisode où Quentin fait toutefois quelques affaires malgré quelques collectionneurs de BD à la mine patibulaire, mari et femme arrivent à l’hôtel Ibis dont l’accueil a des atours de saloon. Le reste de leur séjour est un véritable western qui sent fortement la poudre, où shérif et braqueurs de banque jouent les trouble-fêtes. Décidément, les deux tourtereaux n’arriveront jamais à profiter de leurs vacances ou des moments à deux qui leur sont offerts !
Bastien Vivès situe l’action de ce troisième opus de Lune de miel en Belgique, à Bruxelles plus précisément, où il emmène son couple de héros. L’auteur utilise la fréquente absence de gouvernement et l’instabilité politique qui en découle dans « le plat pays » pour extrapoler et imaginer que cela engendre un comportement très western avec tous les canons du genre : cow-boys, shérif, braquages de banque, etc. De plus, il fait également référence au lien existant – indélébile ! – entre la bande dessinée et la capitale belge à travers le pèle-mêle où Quentin, collectionneur de BD, achète de nombreux ouvrages introuvables à Paris. L’ensemble du scénario fonctionne parfaitement bien et embarque littéralement dans cette nouvelle aventure où tout parait absolument naturel, cohérent et où l’humour, qu’il soit fin ou plus léger, est distillé avec parcimonie. En revanche, si l’on sait quel métier exerce Sophie, le mystère reste entier en ce qui concerne Quentin. Cependant, nous apprenons ici qu’il tire une fois par mois sur des cibles en carton avec le boulot et ne l’a jamais fait sur un être humain. Bastien Vivès lâche aussi le nom de famille de Sophie : Walter. Mais est-ce aussi celui de Quentin ? Rien n’est moins sûr. Graphiquement, l’enfant terrible du 9e Art régale avec son dessin fluide allant toujours à l’essentiel qui est d’une efficacité redoutable. Pour l’aider en cela, il peut compter sur la qualité de la mise en couleurs de Brigitte Findakly.
Avec génie et humour, Bastien Vivès réinvente le western, une réussite qui en appelle d’autres pour cette série qui en seulement trois tomes s’impose déjà comme référence !
Stéphane Girardot

















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