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Toya et Haru reçoivent une bonne nouvelle de l’établissement dans lequel est souvent accueilli leur fils, Ao. Les derniers résultats sont encourageants et le garçon va pouvoir reprendre une vie normale sous suivi médical. Le moment est d’autant plus heureux que la famille va emménager dans une nouvelle maison, dont Ao va pouvoir découvrir les moindres recoins grâce au petit jeu de piste concocté par son père. Heureux de retrouver un équilibre dans sa vie, l’enseignant découvre alors une carte postale annonçant un drame que lui seul peut empêcher. Incrédule, il suit les indications par acquis de conscience et sauve un enfant de la noyade. Le lendemain, une autre carte arrive avec le même type de demande…
« Ce qui y est décrit s’est vraiment produit! Sauf qu’elles ont été écrites avant les faits… ça ne tient pas debout! Il n’y a pas de timbre… Comment elles se sont retrouvées chez moi? »
Après avoir déjà fait preuve de ses talents dans le domaine du thriller avec Erased puis Echoes, Kei Sanbe revient dans son genre de prédilection avec La 13e piste, dont le titre reste encore très nébuleux après lecture de ce premier tome. Sans tomber dans les pièges d’une narration nerveuse et de personnages sur le fil du rasoir, le mangaka préfère plonger un tranquille père de famille, certes tourmenté par la santé de son fils et le drame vécu par sa femme mais dont la nature généreuse et joueuse est très soulignée. C’est pour l’instant le positivisme de ce héros malgré lui qui prime dans le scénario et en fait quelqu’un d’attachant. Certaines grosses ficelles scénaristiques sont toutefois présentes, mais cela s’avère assez nécessaire pour faire avancer l’intrigue et étoffer le récit, d’autant qu’on se plait assez rapidement à échafauder des hypothèses quant à la suite. Le dessin très clair et précis de l’auteur, sans fioritures, académique mais fluide, permet lui aussi d’aller à l’essentiel.
Un nouveau thriller prenant.
Arnaud Gueury







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