© Rue de Sèvres, Paris, 2026
- Titre(s) : La Prisonnière d’Antésalem
- Scénariste(s) : Fabien Vehlmann
- Dessinateur(s) : Bruno Gazzotti
- Coloriste(s) : Usagi
- Editeur(s) : Rue de Sèvres
- Parution : Janvier 2026
- Prix : 13,50 €
- EAN : 9782810206162
L’équilibre des Limbes a totalement explosé, les groupes d’enfants ne ressemblant plus du tout à l’organisation qui était en place au moment de l’arrivée de Leïla et de ses compagnons d’infortune. Pire, une grande guerre est sur le point d’éclater sous l’impulsion de Saul, ivre de colère et détenteur d’un pouvoir qu’il exploite sans retenue. Les membres de plusieurs communautés se sont donc unis dans la clandestinité, conscients que la menace est constante. Pour arrêter cette avalanche de violence, Dodji doit accompagner Melchior et Achille dans leur recherche de Jezabel, disparue depuis longtemps mais porteuse du seul espoir de paix…
« Tant qu’à faire, vous allez enfin m’en dire plus sur la dernière guerre des Limbes? Ou vous préférez encore me mentir, comme quand vous m’aviez fait croire que vous aviez tout oublié? »
Cela fait déjà quelques tomes qu’il faut s’accrocher au récit de Fabien Vehlmann qui, après avoir regroupé ses héros, repart sur une dispersion totale. Le format feuilletonesque, avec ses épisodes à suivre sans véritable transition, est de nos jours une véritable curiosité, redoutée (et refusée) par de nombreux éditeurs qui craignent le désintérêt des lecteurs, et il faut dire que la culture de l’immédiateté prime dorénavant sur le temps long. Malgré ce qui semble être pour certains un handicap, les auteurs ne renoncent pas à cette narration lente et il faut le saluer, même si l’éclatement du récit sur plusieurs lieux et protagonistes, ainsi que la sensation que le scénario patine pour atteindre la fin du cycle. Nul doute que quelques-uns ont décroché depuis un moment ou auront besoin de se replonger dans la série pour se remémorer des événements mais, même si la lecture est parfois laborieuse, loin des mystères captivants des débuts, un certain plaisir est toujours là. La montée de la violence, avec quelques morts inattendues, amènent quelques jolies séquences que Bruno Gazzotti illustre avec le même talent. Sa constance graphique, vraiment épatante, est un autre argument pour ne pas lâcher l’affaire.
Une suite un peu fouillis dans sa construction mais toujours aussi bien rythmée.
Arnaud Gueury












Réagissez !
Pas de réponses à “Seuls #16”