Dans la forêt de Gouès, la jeune Naïg passe son temps à étudier l’occultisme en secret, car cette magie pratiquée par les hommes est très mal vue sur l’île où seule les femmes sont autorisées à pratiquer la sorcellerie. Ne supportant plus la pression mise par les siens, et ne sentant plus à l’aise en tant que fille, Naïg décide d’être désormais Basile et de partir pour Eclepsis, afin d’intégrer l’Académie de magie où chacun, hommes comme femmes, peut apprendre la magie.
Ce que l’on retient surtout de la lecture de Eclepsis est la résilience et la force dont fait preuve le héros pour vivre la vie dont il rêve. Le début est plutôt lent, et on se demande bien de quoi il va être question, tout en espérant que l’histoire se mette enfin en place. C’est bien le cas, dès le moment où Basile quitte son village et se retrouve enfin à Eclepsis. Là, le scénario prend une toute autre direction, rendant la lecture foisonnante et passionnante. Il est ici question d’affirmer ce en quoi l’on veut être réellement (en passant également par une transition de genre qui n’est qu’anecdotique en réalité, le récit ne reposant pas réellement sur ce sujet, mis à part le fait que cela incite Basile à quitter son île puisque sur celle-ci seules les femmes ont le droit de pratiquer la magie) et surtout ce en quoi l’on croit. C’est aussi pour l’auteur l’occasion de mettre en avant les amitiés naissantes et les conséquences que les non-dits peuvent engendrer. On dévore les quelques 200 pages qui constituent ce premier tome tant le scénario est accrocheur et les dessins réussis, notamment les transformations de Basile qui sont tout simplement splendides. On referme l’album avec la folle envie de lire la suite, tant on veut savoir comment il va bien pouvoir s’en sortir et ce que l’arrivée du roi va engendrer comme nouvelles épreuves pour un héros auquel on s’est terriblement attaché.
Un premier tome vraiment très réussi !
Laëtitia Lassalle













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